Les Feuillets de Lelf

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jeudi, 27 novembre 2008

BD ? Boum ! 2008...

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jeudi, 30 octobre 2008

Quai des Bulles (4) : Moments forts

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mercredi, 29 octobre 2008

Quai des Bulles (3) : Expositions

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mardi, 28 octobre 2008

Quai des Bulles (2) : Salle des stands

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lundi, 27 octobre 2008

Quai des Bulles (1) : Généralités

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mardi, 16 septembre 2008

[BD] Julius Corentin Acquefacques

Scénario : Marc-Antoine Mathieu
Dessin : Marc-Antoine Mathieu
Tomes : 5, série finie
Editeur : Delcourt
Prix : 12,90 le tome

(tome 5)



Difficile de faire un résumé de cette série tant il y en a à dire et tant elle est loufoque. Marc-Antoine Mathieu s'inspire ici de Kafka (d'ailleurs, prononcez donc Acquefacques à l'envers) dans sa plus belle tradition. Julius Corentin est malgré lui le héros d'une bande dessinée qui décrit un monde bien différent de celui que nous connaissons. Il lui arrive de multiples aventures au fil des tomes, notamment teintées d'absurdité.

Le génie de cette BD réside dans la mise en abîme maîtrisée de façon époustouflante par Marc-Antoine Mathieu. La BD devient le thème de la BD avec comme personnage central et lien entre les mondes ce pauvre Julius Corentin, petit fonctionnaire du ministère de l'humour a priori insignifiant.

Jeux de mots, jeux de technique, jeux de découpage, l'auteur use de tous les stratagèmes au cours de la série, nous proposant dans chaque tome une petite surprise de génie.
Les dessins en noir et blanc spécifiques de Marc-Antoine Mathieu sont superbes comme à son habitude, l'environnement de Julius Corentin est extrêmement détaillé et pensé dans ses moindres détails pour servir l'histoire et nous plonger dans un monde inconnu.

A lire une oeuvre aussi loufoque dans le fond et la forme on pourrait se demander si l'auteur n'est pas un peu fou. Mais dans son cas, il s'agit de la folie qui révèle le génie.
Cette série est assurément un indispensable pour redécouvrir la BD dans ce qu'elle a de plus beau à offrir. Accrochez vous bien pour suivre tous les délires absurdes de l'auteur et attachez vos ceintures, Julius Corentin Acquefacques est une série qui décoiffe.

mercredi, 13 août 2008

[Divers] Lectures de vacances

BD

Les Formidables Aventures de Lapinot (Trondheim) : tomes 0 à 9
De mieux en mieux au fil des tomes, on s'attache petit à petit aux personnages. Les albums intermédiaires (histoire indépendante) sont excellents, surtout l'hommage à Spirou (T. 9). Les dessins sont agréables, typiques de Trondheim (animaux).

Les Formidables Aventures Sans Lapinot (Trondheim) : tomes 1 à 3
Essayer de faire rire sur des sujets de société pour faire réagir n'est pas toujours facile. Gags inégaux mais une très bonne moyenne tout de même. Eviter d'enchaîner les lectures, le T.2 et T.3 parlent d'ordinateur et de geek, ça peut devenir lassant.

Mildiou (Trondheim) : one shot
Course poursuite absurde en N&B sous fond de moyen âge. Un peu long mais néanmoins marrant.

La Mouche (Trondheim) : one shot
Naissance et vie d'une mouche dans une cuisine, ses explorations, ses rencontres, sa croissance. BD muette vraiment excellente, la bouille de la mouche est à elle seule à mourir de rire.

Marvel 1602 (Gaiman) :
Transposition réussie des héros Marvel au 17è à la fin du règne de la Reine Victoria. Mieux vaut connaître les héros car l'intérêt de cette BD réside dans le décalage présent/passé. La fin est quelque peu décevante et l'opus ne représente pas un intérêt majeur pour qui ne connaît pas les héros. Dessins vraiment beaux, transposition visuellement réussie dans l'Angleterre du 17è (décors, ambiance, costumes...).

Arkham Asylum (Morrison) : one shot
1er avril, révolte des prisonniers d'Arkham. Batman se rend sur place. En parlant avec le personnel et les pensionnaires, en déambulant dans la maison, tout se mélange : qui sont les fous, qui sont les méchants, où se situe le réel de l'imaginaire ? La confusion ambiante est très bien rendue par des dessins parfois difficiles d'accès mais pourtant magnifiques. Très bon opus.

The Walking Dead (Kirkman) : T.1
Se réveiller un jour pour découvrir que les zombies se sont répandus sur la planète, chercher des survivants et apprendre à vivre au jour le jour avec le danger. LA BD qui m'a réellement filé la frousse, car l'état psychologique des personnages est très bien rendu. Du N&B ingénieux, un très bon début de série, loin du « zombiiiiiie, mangeeeeeer » que l'on aurait pu attendre.

Y : The last man (Vaughan) : T.1
Jour J, Heure H, tous les spécimens masculins meurent dans des flots de sang. Tous ? Non. Un survivant et son singe de même sexe semblent être les derniers représentants du chromosome Y sur Terre. Ainsi débute la quête pour perpétuer l'humanité, au milieu de groupuscules d'Amazones ne souhaitant pas le retour des hommes, de la folie qui s'est emparée des femmes après la disparition des hommes. Excellent.


Roman

La science du Disque Monde (Pratchett, traduction Couton/Davoust) :
Pourquoi écrire - comme tant d'autres auteurs - un livre sur la science du Disque Monde puisque celui-ci est dirigé par la magie ? Ici, les mages de l'université de l'invisible créent - un peu par accident - un univers très bizarre qui semble régi par la science. Sous le regard des magiciens étonnés, Pratchett nous offre un véritable objet de vulgarisation de notre propre science. Bon courage pour les non-scientifiques car malgré la vocation d'accessibilité, il faut s'accrocher pour suivre. Mais l'idée est vraiment brillante et le livre se dévore.

dimanche, 8 juin 2008

[BD] Maus



Auteur : Art Spiegelman
Prix Pulitzer 1992
2 tomes : « Mon père saigne l'histoire » et « Et c'est la que mes ennuis ont commencé »
Intégrale disponible : « L'intégrale Maus : un survivant raconte »

Histoire
Maus c'est plus qu'un livre, plus qu'une histoire, plus qu'une autobiographie.
Le jeune Spiegelman souhaite s'inspirer de l'histoire de son père qui a vécu (et survécu à) la deuxième guerre mondiale. La famille Spiegelman est juive et vivait en Pologne au début du siècle. Ainsi, Artie écoute son père raconter son histoire, depuis la rencontre avec sa mère jusqu'aux retrouvailles d'après guerre. Un récit qui nous plonge dans l'angoisse grandissante des juifs, leur incompréhension face à ce qui se passait à l'époque et ensuite la peur, l'horreur des meurtres, des rafles et des camps de concentration ; mais également les séparations, la corruption, la faim...

En plus du récit de Spiegelman sénior, dans le livre sont intercalés des scènes au « présent », entre le père et le fils, qui montrent aussi les rapports que peut avoir un homme qui a vécu la guerre avec les personnes autour de lui, la façon dont il a été marqué une fois devenu âgé et également la façon dont les gens autour de lui répondent à ce comportement.

Avis
Les personnages sont représentés sous forme d'animaux selon leur nationalité ou leur parti pris. Souris pour les juifs, Cochon pour les allemands, Grenouille pour les français... Le trait est sobre, en noir et blanc, accessible à tous. Il sert admirablement l'histoire qu'il porte et Art Spiegelman réussit à jouer avec à merveille.

Maus c'est un récit personnel sur la guerre ainsi qu'un rapport entre père et fils. Mais c'est beaucoup plus que cela. Maus c'est une histoire humaine et l'histoire de cet homme en particulier nous laisse imaginer les horreurs vécues par d'autres (d'ailleurs de nombreuses fois le père raconte ce qui est arrivé aux gens qu'il a rencontré au cours de la guerre) et rend hommage à ceux qui ne sont pas revenus ainsi qu'aux survivants qui ont été marqués à tout jamais par la guerre. Sans oublier les familles de ces victimes qui ont elles aussi subit les conséquences des marques laissées par un vécu aussi extraordinaire et malheureux.


Bref, Maus est indispensable à toute bibliothèque. C'est une leçon pour tous. Une leçon d'histoire, humaine, de respect et d'amour (qui se révèle parfois difficile à vivre). Le souvenir d'un homme, d'une famille, pour nous marquer tous à jamais, pour nous dire de ne pas oublier, que tout ça s'est réellement passé.

mercredi, 16 avril 2008

[BD] Marvels





Auteurs : Kurt Busiek, Alex Ross
Tomes : one shot en quatre parties

Pour beaucoup, les comics c'est des mecs en collants, une jeune fille en détresse (ou tout un bus/train/avion) et des supers pouvoirs. Et c'est chiant. Bizarrement, il suffit d'une approche différente pour faire changer d'avis. N'étant moi même pas fan du super-héros de base super -gentil -mal -aimé -mais -qui -fait -son -devoir -quand -même, j'ai voulu laisser une chance à mon cadeau d'anniversaire (merci Tom).

Histoire

Marvels regroupe une série d'histoires qui ont toujours pour héros un homme comme vous et moi. Cet homme est journaliste, et nous le suivons dans sa vie professionnelle, mais aussi d'homme, de mari et de père pendant des années. Ce qu'il a de particulier ? Phil est fasciné par ce qu'il appelle les « Marvels », ces hommes, créatures, mutants aux extraordinaires pouvoirs. Et en tant que New Yorkais, il les voit apparaître, diparaître, combattre. Appareil photo au cou, il les suit, les traque, mais aussi se pose de nombreuses questions sur leur origine, leurs droits, leur implication dans la ville et surtout sur la perception des gens « normaux » envers ce qui les dépasse. Il observe non seulement ces héros et vilains qui mettent en péril la tranquillité de sa vie, mais également les hommes et leur réaction d'admiration, de rejet, voire des deux à la fois pour ceux qui les défendent contre les forces du mal.
On voit apparaître dans cette oeuvre une quantité impressionnante de héros Marvel classiques (Namor, 4 fantastiques, Spiderman....) mais toujours perçus à travers le regard d'un Phil au départ jeunot excité et à la fin « vieil » homme un peu fatigué.

Avis

Peu importent ici les aventures des Marvels, on se retrouve dans l'underground, dans la vie New Yorkaise remplie de peur, d'admiration, de haine. Au lieu d'apporter des héros, Marvels apporte de l'humanité à travers eux. L'angle d'attaque des auteurs est tout à fait original et a le mérite de faire découvrir de nombreuses périodes de l'histoire de Marvel en mêlant parfois les héros entre eux. Le travail de documentation est remarquable et les réactions des gens normaux fasse aux Marvels paraissent plus vraies que nature (adoration un jour, dédain le suivant, oubli d'un héros quand un autre apparaît...). Le choix d'étaler l'oeuvre sur plusieurs dizaines d'années permet d'autant mieux d'observer ce qui change et surtout ne change pas chez les hommes face aux Marvels.
Côté dessin, le style très « américain » fait pour moi un peu statique par moment. Mais étant donné que Phil est photographe, finalement un style qui aurait pu me faire faire la moue s'intègre très bien dans le cadre. Les couleurs sont plutôt belles et la mise en page intéressante.

Le petit plus : une introduction au début de chaque parties de l'histoire et des bonus de fin qui nous en apprennent beaucoup sur le travail sur les personnage Marvel et sur Marvels lui même.

Bref, Marvels est à découvrir pour qui aime ou est allergique aux supers-pouvoirs et autres collants, pour ceux qui aiment les récits humains, montrant forces et faiblesses de gens normaux face à l'extraordinaire.

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