Les Feuillets de Lelf

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Nawak

Un beau bordel quoi

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vendredi, 29 août 2008

Otage

A mon frère, en mémoire de sa semaine de vacances bretonnes.

« - Pose ça ! Tout de suite !
- Reculez où ça va mal se finir !
- Fais pas de connerie, tu n'as encore rien fait d'impardonnable !
- Vous déconnez ou quoi ? Je sais bien que de toute façon vous m'en voudrez ! Autant en finir...
- Non, écoute, on va parler. Hein ? On va trouver une solution.
- Reculez déjà, laissez moi tous ! J'ai besoin de faire ça, c'est... plus fort que moi. Vous n'y pouvez rien !
- D'accord, je recule, regarde. Et dis pas d'ânerie, tu peux résister, tu peux décider de ne pas le faire.
- Vous ne comprenez pas, vous ne comprenez jamais rien. C'est trop dur. C'est trop dur... »

Le jeune homme semblait réellement perturbé, nerveux. Il allait et venait dans la salle, passant la main droite dans ses cheveux courts. La négociatrice ne savait que faire. L'ultimatum, la compréhension... rien ne semblait pouvoir détourner le preneur d'otage de son objectif. Elle ne voulait pas risquer le carnage en le poussant à bout. Tout le monde devait s'en sortir en entier. Peut être fallait-il pousser encore le coup de la compassion.

« - Tu sais, je te comprends. Ca m'est arrivé aussi cette dépendance, cette force qui me pousse malgré moi.
- C'est ça ouais. Vous me dites ça uniquement pour me faire croire qu'on partage une expérience. Mais vu votre silhouette, vous ne devez pas vraiment comprendre.
- C'est vrai, je suis mince. Imagine les sacrifices que j'ai fait. Pour être comme ça il a fallu que je me batte, que je refuse son attraction, que je me fasse violence.
- Mais je ne suis pas aussi fort que vous. »

Le jeune homme éclata en sanglots. La stratégie fonctionnait. Le pire, c'est qu'elle le comprenait vraiment. Cette saloperie rendait les esprits faibles complètement vulnérables et incapables de lui résister. Ce n'était pas contre ce pauvre gars qu'il fallait lutter, mais contre ceux qui leur mettait dans les mains de telles drogues.

« - Tu as les ressources en toi, je le sais. Tu le peux, tu peux le lâcher, lui dire « merde », l'envoyer au diable !
- Je... Je ne sais pas comment faire. Je... Non... Je dois le finir. Il le faut. Je ne peux pas le laisser comme ça.
- Non, ne fais pas ça ! Ne touche plus ce pot de Nutzella ! Jette le loin de toi ! Tu peux le faire. Il suffit d'un seul geste... »

C'était quitte ou double. Soit il craquait et s'en était fini de son innocence et de sa bonne santé, soit il se libérait du joug de l'effroyable produit commercial. Elle n'était pas croyante mais elle pria de toutes ses forces.

Peut être qu'un Dieu existait quelque part après tout. Après un instant d'hésitation, un regard implorant dans sa direction – qu'elle retourna par un regard d'encouragement – le jeune homme sembla rassembler toute sa rage et propulsa le pot de 750g de pâte chocolatée aux noisettes contre un mur où sa vie prit fin. Tout de suite, elle se précipita vers lui et le rattrapa alors qu'il tombait à genoux, pleurant toutes les larmes de son corps devant sa nouvelle liberté. Elle le berça en le serrant contre elle tout en prononçant des mots encourageants.

« - C'est bien petit, c'est bien. Tu vois, tu es fort, très fort. Tu peux tout faire. Tu verras, ça ira bien maintenant. Tout ira très bien. »

mercredi, 20 août 2008

Interlude

"Tu la vois ma grosse courgette ?"


dimanche, 27 juillet 2008

Mimétisme naturel

Je ne suis pas une fille. Enfin si. Mais j'ai souvent du mal à comprendre mes congénères et mon comportement n'est pas des plus spécifiquement féminin. Aussi je regarde les personnes de ce sexe avec moultes questions en tête.
Et aujourd'hui je crois avoir trouvé une réponse. Une petite, mais qui me laisse dire que ces créatures qui me semblent si étranges ont de très bonnes raisons d'être différentes de moi et que je devrais peut être essayer de plus leur ressembler.

La révélation m'est apparue lors du visionnage d'un reportage animalier sur les suricates (ils sont mignooooooons). En effet, ces charmantes petites bestioles, comme la plupart des animaux sur cette planète, sont particulièrement bien adaptées à leur environnement. Ainsi afin de faire le guet dans leurs régions ensoleillées, les suricates ont le contour des yeux noir, ce qui limite les reflets du soleil et leur permet de voir très loin malgré les rayons lumineux.



Alors là je me dis : bon sang, mais c'est bien sûr ! Dans leur grande ingéniosité, intuition qui vient surement du fond des âges, tels les informaticiens utilisant le principe des fourmis pour leurs recherches, les filles se surmaquillent les yeux en noir afin de se protéger du soleil !

Moi qui pensait que la jeune femme se maquillait à outrance pour sa parade nuptial, la voilà qui remonte grandement dans mon estime. Car moi-même ayant des yeux fragiles, il se pourrait que je fasse cet effort mimétique sur les suricates à mon tour.




Ceci dit, si jamais les femmes se mettaient à bouffer des scorpions et à faire leurs besoins dans leur terrier, je risque de renier ma condition. Pourvu qu'on s'en tienne au maquillage.

mercredi, 11 juin 2008

Et la marmotte...

Ah ah, je suis sure que vous avez tout de suite pensé à la pub pour le chocolat se terminant par un magnifique :
- « Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu » (explorateur alpin ayant surpris la fabrication secrète du chocolat en question)
- « Mais bien sûr » (caissière à l'air totalement sceptique, pensant que l'explorateur est siphonné).

Combien d'entre nous encore aujourd'hui, malgré l'âge de cette pub, marquent encore leur scepticisme par cette phrase célèbre ? Nous sommes des centaines, que dis-je, des milliers. Nous sommes parmi vous, nous ne vous voulons aucun mal (oulah, égarement sommaire, je reprends). Bref, il s'agit de ces pubs qui arrivent à nous gagner et qui restent dans l'histoire.

Oui, mais voilà. Maintenant, il n'y a plus d'alu entourant la plaquette de chocolat, seulement une couche de plastique auto-refermable et recyclable (en plus, baaaaah) !

C'est une honte ! Combien de marmottes a-t-on dû sacrifier, renvoyer dans leur terrier, au chômage sans indemnités (n'en attendons pas plus d'une grande boîte comme celle qui possède la marque violette), tout ça au nom de l'écologie et de soi-disant la praticité pour le consommateur ? Sont-ce des raisons suffisantes pour déstructurer tout un groupe social et le condamner à faire un retour primaire à la nature pour survivre, cherchant leur nourriture dans la nature, s'abreuvant aux rivières ? Comment peut-on vivre après avoir fait subir ça à un peuple de petits êtres si mignons ? Pourvus qu'ils n'en viennent pas à vendre leur fourrure à de riches clients pour survivre.
Et surtout... Pauvres générations nouvelles, qui ne connaîtront plus la signification de cette magnifique phrase, qui fatalement finira par disparaître du patrimoine. Quelle perte ! C'est un bout de notre culture qui est condamné à mourir avec la feuille d'alu.

Franchement, remettre des animaux en liberté livrés à eux mêmes, faire un emballage plus écologique et plus pratique, est-ce donc plus important que de préserver ce patrimoine national (voire international) ? Cruel dilemme...

lundi, 2 juin 2008

C'est la luuutteuuuh

Le printemps avance, la chaleur revient (puis repart aussi parfois) et avec tout ça, ILS reviennent. Mouches, moustiques, moucherons, papillons bizarres et autres insectes nuisibles nous envahissent à nouveau.


Au début on ne les remarque pas. Une mouche autour de la poubelle, une petite piqure de moustique à peine gênante, un moucheron qui passe devant la télé lorsqu'on est en train de la regarder. Et puis on ne sait comment, mais un jour tout a dérapé.

Pour aller faire la cuisine il faut traverser un nuage de mouches gigotant (si encore elles étaient calmes ces saletés) et impossible de les virer ! Ouvrir la fenêtre signifie pour elle une invitation pour les copines !

Et finies les nuits tranquilles lorsque les bourdonnements deviennent incessants et qu'on se relève à des heures pas possibles pour essayer de montrer à ce minus qui est le maître. Ce qu'on finit par savoir (en fait c'est lui) quand on se retrouve avec une bonne dizaine de piqûres et qu'on abdique en allant dormir sur le canapé après s'être mis une dizaine de baffes pour essayer de le tuer.


Et alors que les satanées bestioles jubilent et continuent de danser dans la cuisine, la chambre et la salle de bain, nos cernes s'agrandissent, notre sentiment d'agacement aussi et y'a comme quelque chose qui nous démange (les boutons ou l'envie de meurtre... ?). Et dire que ce n'est pas encore l'été... D'ici là, il va falloir s'armer. Tapette à mouche, appareil à brancher pour intoxiquer les moustiques (niark niark niark) et autres engins mortels ou repoussoirs à insectes.


On ne se laissera pas faire. Nous avons peut être perdu une bataille, mais nous gagnerons la guerre (en tout cas en automne, c'est sûr qu'on gagne). L'espoir est en nous !

jeudi, 29 mai 2008

J'ai des ongles !

Nan mais ça a pas l'air comme ça, mais pour moi qui me ronge les ongles depuis que j'ai arrêté de sucer mon pouce au CM1 (ou oh ça va, et puis j'avais un an d'avance hein) c'est ENOOOOOORME !


Maintenant quand je tapote du doigt sur la table ça fait « tac tac », j'arrive à ouvrir des emballages toute seule sans devoir appeler mon kromagnon au secours ! Je peux même mettre le joli collier qu'il m'a offert à mon anniversaire sans son aide !



Avoir des ongles c'est tellement d'émotion... Bien sûr, ce n'est pas la première fois que j'essaye d'arrêter. D'ailleurs j'ai craqué pas plus tard que quelque jours et j'me suis fait le pouce droit. Mais j'ai honte. Et je chouchoute les autres pour me faire pardonner... Une fois en troisième, la première vraie fois où j'ai arrêté, j'me suis cassé un ongle et j'ai pleuré. Ca m'avait demandé tellement d'efforts pour le faire pousser !

Pourvu que je ne rechute pas une fois encore. Je vis dans cette angoisse, mais heureusement, mon chéri me supporte psychologiquement (en me tapant dessus si je fais mine de mettre les doigts dans la bouche...).


Avoir des ongles c'est trop bien, mais ça a aussi ses inconvénients. Faut faire vachement gaffe en se curant le nez, sinon ça peut faire très mal. Inutile de préciser que c'est la même chose avec le derrière. Et puis les ongles ça glisse sur les touches du clavier alors des fois j'écris des mots bizarres, mais en fait ça change pas trop de d'habitude en fait.

Les grands gestes inconscients aussi c'est fini. A moins de vouloir risquer d'arracher un bout de son chéri au passage, ce à quoi je ne tiens pas plus que ça (surtout que certains bouts sont plus précieux et irremplaçables que d'autres...).



Pinaise j'ai des ongles ! J'ai presque l'air d'une fille classe et qui prend soin d'elle maintenant ! ^^

dimanche, 18 mai 2008

Wormsaggedon

Ça ne peut plus continuer ainsi. Des semaines que cela dure, que je subis et regarde sans mot dire. Tout ça pendant que des tas de petits vers de terre se font massacrer. Mes amis, il est temps de créer le FLW (Front de Libération des Worms).

Pour vous convaincre, voici un aperçu des massacres...

Chaque ver, réparti sur terre a une quantité d'armes diverses et variées. Deux clans s'affrontent, faisant verser le sang de part et d'autre (enfin, perdre des points de vie, jeune public oblige). Sainte grenade, Pigeon à tête chercheuse, lance napalm, moutons explosifs, tout est bon pour écraser ces misérables vermisseaux de la carte. Ajouter à cela un âne marteau-piqueur et le ver prend l'eau, noyant ainsi son chagrin et sa vie.


Devant tout ceci, un manipulateur odieux, véreux, qui prend plaisir à mener cette guerre sans pitié. Une hyène assoiffée de verres de sang et de gloire, ricanant de bon coeur lorsque son coup réussit et montrant les crocs si jamais la machine a le malheur de lui désobéir.


Point de vertige pour nos héros courageux, qui se défendent contre leur semblables, contre leur gré j'en suis ouvertement convaincue. Ils creusent leur galerie, rampant vers une mort quasi certaine, pourrissant le décor, leur misérable tégument ne dépendant que de l'agilité de l'animal qui les contrôle, ne laissant aucune pitié pour les adversaires. Parfois, pour assurer la victoire, on envoie un de ses vers à soi en mission particulière. Si la situation l'exige, le ver se dirige vers une issue fatale, entraînant son ennemi vers l'antre de la mort.


Ne versons point de larmes pour ces courageux petits vers. Libérons les de ces tortures. Assez de "Vengeance", de "J'aurai ta peau". La guerre est cruelle, pour quelque espèce que ce soit. Jetons une tomate à la tête de chaque hyène irrespectueuse de la vertu de ces petites bêtes. Mes amis. Agissons !

lundi, 14 avril 2008

« C'est l'printemps...

...Tout le monde baise à perdre haleine. » chantait Pierre Perret.
Et vous ?
Non, j'déconne *giggle blonde*

Tout le monde bù*$^, tout le monde fait sa parade de mâle ou femelle en chaleur.
Même les pigeons (c'est dire). Enfin chez eux, ce serait plutôt typiquement masculin. Pour vous qui n'avez peut être pas l'occasion de l'observer, voici ici décrite la parade du pigeon à l'arrivée du printemps.

Prenons comme décor un charmant jardin fleuri. Les pigeons aiment à s'y regrouper, sur l'herbe douce et fraîche, parmi les fleurs. (Enfin surtout parce que le promeneur du dimanche a toujours un peu de bouffe sur lui quand il se balade dans un parc). Là, parmi des petits, des gros, des blancs, des tricolores, des grisâtres, on aperçoit un mâle faisant sa cour.

Première chose à remarquer, du pigeon en rut vous vous dites « oulah, qu'il est gros celui là ». Regardez donc de plus près. Le mâle qui a une femelle en vue gonfle son cou à outrance façon « hey chérie, t'as vu, j'ai les moyens de me payer des super oreillers en plumes mega confortables, tu veux pas tester avec moi ? ». Deuxième indice, monsieur se trimballe la queue en éventail, oui mesdames. On peut penser que cela est douloureux, mais notre pigeon se prenant pour un paon, exhibe une à une ses plumes bien détachées genre « hey poupée, tu ne voudrais pas un esclave personnel sexy pour t'éventer par ces grosses chaleurs (tu veux la voir ma grosse chaleur) ? ».

Dame pigeonne, rarement impressionnée en apparence par ces attributs de masculinité débordante, décide d'ignorer monsieur pigeon et d'aller faire un tour. Ah ah ! Le mâle, loin de se décourager, sort alors le grand jeu. Il course la dame, puis une fois dans sa ligne de mire, fait un petit tour sur lui même (360°) façon « hey beauté, t'as vu comme j'sais bien danser ? Et j'ai même pas le tournis après, si c'est pas classe ça, tu vois ce que tu manquerais ? ».

Mais madame est rusée. Laisser voir à ce malotru qu'il lui plait ? Hors de question ! Et puis de toute façon elle n'est pas prête à se donner, sa maman lui a bien répété de ne pas se laisser avoir par la première queue en éventail venue. Soudainement lasse (mais décidément flattée) des assauts répétés du gros lourdeau, elle s'envole hors de portée.
Le mâle se relâche alors (ouf, il n'arrivait plus à respirer avec le poitrail en avant et le coup gonflé, sans compter la crampe à la queue...), perdant à vue d'oeil la moitié de son volume et du coup toute sa classe ainsi que sa fierté (le parallèle est aisément établi avec ces pseudos beaux gosses bombant le torse sur la plage, qui deux pas plus loin se relâchent, sortant les abdos bière et se grattant les fesses).

Certains cependant arrivent à leur fin (les pigeons, parce que les « beaux gosses »...) et finissent par copuler sans retenue sur les toits en face d'une innocente fenêtre de cuisine qui n'a rien demandé (on a dû la refermer, elle était trop choquée).
Alors messieurs, maintenant vous savez ce qu'il faut faire. Au printemps, sortez la queue en éventail (il faut souffrir pour pêcher la greluche), un oreiller en plume autour du cou. Marchez en bombant le torse et lorsque la dame est captivée par votre approche, faites un tour complet sur vous même en roucoulant. Imparable. Enfin si elle s'envole c'est que vous aurez loupé un truc. Mais soyez fort et obstiné comme le pigeon : loin d'être dépité par la perte d'une jupette, il revient à la charge deux minutes après. Courage. Si ils le font, vous y arriverez.

lundi, 7 avril 2008

De celle qui était et qui n'était pas

Difficile souvent de savoir qui nous sommes, quel est le but de notre vie, ce que nous voulons, ce que nous aimons, ce que nous deviendrons... Mais la vraie question est tout autre et bien plus simple : Sommes-nous ?

On est là, assis à notre bureau, sur notre canapé, seuls à parcourir le net ou à travailler. On se dit que puisqu'on fait quelque chose, puisqu'on est là à penser, que l'on voit nos mains s'agiter, on doit bien exister.

Mais Schroedinger le dit : le chat dans sa boîte est à la fois mort et vivant.
Extrapolons : Le chat à la fois existe et n'existe pas. Parce que personne ne le voit. Si ça se trouve, les chats n'existent que sous nos yeux et en dehors de notre vision leur existence est réduite à néant. Son existence ne peut être prouvée que si le chat se trouve en présence d'une personne capable de témoigner aux autres ladite existence dudit chat, à un moment donné.
(Comme je détourne ouvertement une théorie déjà pas forcément évidente, je vous renvois à l'originelle si ça vous intéresse).

Revenons à nos moutons. Ou à moi-même si vous le voulez bien (Mêêêêêêêêh).
Je crois que j'existe. A priori j'ai faim, j'ai soif, je m'emmerde royal au chômage, je m'énerve facilement, je tape sur un clavier pour écrire un truc qui ne sera lu que par 5 / 6 pelés qui se seront paumés ici...Donc j'existe.
Enfin je croyais qu'avoir la sensation d'exister suffisait à prouver mon existence. Mais apparemment non. Et c'est mon facteur qui est à l'origine de cette triste découverte. En sortant (hé ouais, ça m'arrive, pinaise, surement pour avoir mon quota d'existence dans la journée) j'ai trouvé dans la boîte au lettre un mot du facteur. Ce mot me dit que nous allons avoir 5 colis (Et encore une montagne de comics en anglais à lire, une, youpi). Mais... Pourquoi n'ai-je pas vu le facteur ? Quel est donc le motif de non distribution de ce colis ? « Vous étiez absent » me répond le bout de papier. Pourtant... Je n'ai pas quitté mon appartement de la journée. Levée, manger, douchée, pianoter, manger, vidéo... J'ai beau retracer dans ma tête le déroulement de la journée, cela ne fait aucun doute : j'étais présente.

La seule explication rationnelle à tout ceci est bien évidemment celle que je vous ai exposée ci-dessus : alors que je croyais exister, étant seule dans la pièce, en fait je n'existais pas. Dans mon état de non-existence le facteur m'a crue absente et a posé le papier dans la boîte...

Voilà, il fallait que le monde sache. Vous, derrière votre écran ? Vous êtes seul ? Alors posez vous la question... Peut être n'existez-vous pas en ce moment même. Enfin, j'aurais peut être dû me taire. Le monde n'est pas prêt pour une théorie aussi révolutionnaire. Mais vous êtes mes amis, mes fidèles (ou pas) lecteurs, vous deviez être avertis. Ensemble, nous pourrons peut être exister, en ayant conscience les uns des autres, nous pauvres geek assis derrières notre (ou nos) écran(s) à ne pas exister pour le reste du monde !

lundi, 31 mars 2008

La relève

ILS sont là. Parmi nous. ILS sont partout. Vous les trouvez insignifiants, mais demain ce sont eux qui vous feront mordre la poussière.
Mais moi je LES ai vus. Je sais LES reconnaître.
ILS ont l'air mignons. ILS ont l'air normaux, innocents, limite fragiles...

Mais il n'en est rien !
Qui sont-ils ?
Les jeunes.
Et tout le monde sait que les jeunes c'est mal.

Mais quand on surprend ces conversations entre des enfants de 6 ans et leur parents, on a peur. Très peur.
Conversation 1 :
"Wouah, elles sont bien les figurines Marvel... 10€ ! Mais avant elles étaient à 7€ !"
"Et oui mon chéri mais c'était il y a un an ça"

Conversation 2 :
"Tiens, les graphismes me disent quelque chose. J'ai déjà dû lire quelque chose par cet auteur"
"..."

Effrayant, non ?

Ca a encore une bavouille de lait au coin de la bouche et ça sort à peine des couches que ça étudie déjà l'inflation répercutée sur des figurines Marvel ou l'évolution du style d'un auteur d'une BD à l'autre. Bientôt on va débattre avec des mômes de la portée du dernier Combat Ordinaire ou des faiblesses de scénarios des séries à rallonge.

On prend un coup de vieux. Même à 23 ans (mince, j'me croyais encore à 22 ans, zut, j'ai pris un an en plus). Enfin, dans un sens ça laisse de l'espoir. On peut mourir en paix, la relève est assurée. Les geeks au biberon et en couches-culottes hantent les rues et ne demandent qu'à répandre le savoir BDéesque par delà le monde.
Bon, d'un autre côté, faudrait voir à bien les éduquer les mômes. La fillettes à l'oeil si aiguisé de la conversation 2 tenait quand même une BD Soleil entre les mains. Faudrait pas que ça devienne une habitude.

Sales jeunes. Vous z'êtes pas prêts d'avoir not' peau.

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