Les Feuillets de Lelf

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In my mind

L'art de faire marcher ses neurones, voire de les torturer

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vendredi, 11 décembre 2009

L'épreuve de la joie

Noël c'est super.

Noël c'est l'enfer.

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vendredi, 23 octobre 2009

Qu'un peu de fumée...

L'autre soir, j'ai eu une vision. J'étais allongée, presque en train de dormir, quand elle m'est apparue. C'était une volute de fumée, blanche ou bleue, peut-être même grise. Elle était juste au-dessus de ma tête et elle s'enfuyait lentement, comme hors du temps, vers la porte de la chambre.

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jeudi, 22 octobre 2009

Headbanging ménagère

Depuis quelques temps je retombe dans les travers du chômage. Mes préoccupations ne sont pas éloignées de la parfaite femme au foyer : le linge sera-t-il sec à temps, mais où est donc mon plat à gratin, que vais-je pouvoir faire à manger ce soir qui ne soit pas trop lourd mais qui contienne des vitamines, il aurait pu vider ses poches avant de mettre son pantalon à laver...

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mercredi, 21 octobre 2009

Gymnaste de l'interview

Les interviews sont de vrais parcours sportifs.

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jeudi, 15 octobre 2009

Levée de bouclier



Un bruit soudain, un geste un peu brusque, un mouvement inattendu aperçu du coin de l'oeil...

L'alarme est déclenchée, les gyrophares rouges projettent des ombres dans tout l'espace disponible. Les troupes sont alertées et se mettent en rang, barrière impénétrable à l'agression présumée. Comme un seul homme, les bras se lèvent, les boucliers se déploient, les genoux de plient pour amortir les chocs. Les émissaires se rendent dans les coins les plus reculés à une vitesse incomparable. La réponse est immédiate, les murs apparaissent presque instantanément, froids, durs, infranchissables.

Tout cela n'a duré qu'une fraction de seconde. Le silence tombe, l'attente est le moment le plus douloureux de la manœuvre. Oreille attentive et regard alentours : fausse alerte. Les troupes se replient, mais laissent une avant-garde, juste au cas où... Des brèches apparaissent dans les fortifications, qui seront facilement comblées à la prochaine attaque. Le message se répand, parfois douloureux pour éparpiller les troupes tendues à l'extrême, les épaules se décrispent, les mâchoires se desserrent. 

Une nouvelle crise est passée. Cependant, la peur est toujours présente, alors que tout danger semble écarté. Est-ce la guerre ? Non. Aucune bataille n'est même à prévoir rapidement. La sécurité ne semble pourtant pas vouloir s'installer, se diffuser, être acceptée. Dans la tête, l'alarme sonne toujours, comme musique de fond, à peine moins fort que lors de l'attaque, perturbant les messages qui vont et viennent à longueur de journée. En avant-poste, les membres ne se relâchent pas, n'ayant pas reçu d'ordre définitif, restant fermé, empêchant tout de passer.

Le bonheur frapperait à la porte, qu'il serait accueilli avec les armes. C'est ce qui arrive quand les dégâts ont déjà été nombreux. Pourtant, pour reconstruire, il faut laisser entrer les matériaux nécessaire. Mais la peur de tout voir s'écrouler paralyse le corps et l'esprit. Existe-t-il une clé permettant d'éteindre l'alarme ? De laisser les messagers répandre la bonne nouvelle ? Certains soldats ont été envoyés en quête, mais si peu... Le gros des troupes a préféré protéger le fort que de trouver le moyen de ne plus en avoir besoin.

Alors la lutte interne a commencé. Optimistes et pessimistes en face à face, les armes ont plus souvent remporté le combat. Pourtant, certaines fois la positivité a gagné et ce furent des temps de paix presque sereine. A la moindre alerte, ils ont repris position, emmurant, protégeant à l'extrême. Pendant que la lutte se poursuit, les bonnes choses ne peuvent pénétrer et l'isolement rend les hommes à moitié fous. Abattre les défenses est une nécessité, mais depuis tout ce temps, plus personne ne sait comment démonter les murs ou quels ordres renverront les troupes au calme de leur foyer. Il faut apprendre, chaque chute faisant reculer autant qu'avancer. Tout cela est décevant et parfois le renoncement est proche. Il est des batailles qui sont plus douloureuses que la guerre même, car elle demande absolument tout de l'individu. 

Mais ce n'est pas en campant sur ses positions que l'on gagne du terrain. Il faut avancer, l'armistice est peut être proche, qui sait ? 

lundi, 12 octobre 2009

Etincelle

C'est fou comme une étincelle peut vite s'éteindre. Vous tournez la tête un instant et un simple coup de vent balaye à la fois la lumière, la chaleur et l'espoir. Mais une étincelle ça s'entretient, ça s'admire, ça doit évoluer. 

Lorsqu'elle est vivace, c'est une chaleur étourdissante qui envahit l'esprit. Si par malheur vous ne la regardez pas assez, si vous ne jouez pas avec elle, le froid prend le dessus et éparpille d'un coup de vent les rares lueurs qui restent. Un jour, vous finissez par vous retourner, par la chercher. Vous la pleurez, vous la regrettez, c'est un manque infini qui se creuse dans votre poitrine.

L'étincelle a la rancune tenace. Même si vous arrivez à attraper une de ces lueurs fugaces, il va falloir souffler dessus gentiment, lui tendre la main, s'excuser et lui montrer toute l'honnêteté du monde. Alors, peut-être qu'elle grandira et qu'elle reprendra sa place. L'effort à fournir est immense, car l'étincelle est exigeante. 

Garder l'espoir de voir renaître votre complicité peut devenir une tâche difficile, mais renoncer serait la voir s'éteindre à jamais. Heureusement, certaines lueurs sont familières, des petits bouts de passé emprunts de magie aident à imprégner la mémoire d'un sentiment depuis bien longtemps oublié.

Il est si facile de la perdre, quand le regard est accaparé par de vils feux follets sans consistance. Mais elle est fidèle, elle place toujours son espoir en vous, malgré la trahison, malgré l'oubli. Alors quand vous la retrouvez, surtout choyez-là et nourrissez-là de vos plus beaux rêves, cette étincelle de liberté.

 * * *

Je n'ai pas le bonheur d'avoir à nouveau retrouvé la mienne, mais pourra-t-elle me pardonner ma deuxième trahison ? Je le pense, je veux y croire. Elle fait partie de moi et je fais partie d'elle. Seule, je deviens un fantôme, j'erre dans le monde sans rien voir ni rien comprendre. Depuis quelques jours, je ressors les projets, les écrits achevés ou à finir, même ceux à commencer ; des bribes de magie qui ne sont jamais loin mais dans lesquels il faut trouver le courage de plonger. Malgré la peur, je rassemble les lueurs pour la faire revivre, aussi forte, aussi belle qu'avant. Elle me manque trop, cette étincelle.

dimanche, 23 août 2009

Growing again...

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dimanche, 17 mai 2009

Et je rêve...

Et je rêve du soleil chauffant ma peau,
Du vent léger jouant dans mes cheveux,
M'apportant de doux frissons

Et je rêve du bruit des vagues,
Tel une berceuse chantée par une mère,
Apportant paix et sérénité

Et je rêve du bleu,
Celui du ciel et celui des eaux,
Des fières falaises de craie dans le lointain

Et je rêve de cris de liberté,
Du ballet des mouettes et des goélands,
De leur majestueuses ailes s'offrant au vent

Et je rêve de la fraîcheur,
S'enroulant comme un serpent autour de mes chevilles,
Écran fluide me protégeant du reste du monde

Et je rêve de ne faire qu'un avec les flots,
De me laisser porter par le flux et le reflux,
De femme, devenir sirène.


mardi, 7 avril 2009

Troublée...

L'autre soir, je regardais une tristement célèbre émission de télé réalité qui essaye de trouver des chanteurs (no comment, not the point), lorsqu'un sentiment depuis longtemps oublié m'a envahie. La puissance de la scène, l'adrénaline du spectacle, la tornade qui emporte du lever au tomber de rideau... Un manque. Violent. Douloureux. L'envie de sentir à nouveau les planches craquer sous mes pas, de stresser dans l'attente du lever de rideau, rire intérieurement en trouvant un visage plus que familier dans la salle. Retrouver ces battements de cœur qui rendent la vie si intense.

Retrouver un peu de magie pure. Ma foi en l'Art. Ma foi en moi-même.

Écrire, jouer sur la scène, chanter. Peu importe. Juste envie de m'exprimer. De retrouver ces instants où je me sens enfin à l'aise avec ce qui m'entoure. Enfin moi même.

J'ai relu quelques textes de ce blog, comme une photo vers un moi passé. Passé mais non révolu. Endormi, parfois. Puis le malaise se réveille. Une torture mentale, jusqu'à ce que je me rappelle ce qui me fait vibrer.

A chaque fois qu'on me dit de penser à ce que je je veux, professionnellement, où je me vois, à faire quoi... je sens la scène sous mes pieds ou je me vois écrire devant mon ordinateur. Dur à accepter, du à vivre, quand on essaye de s'intégrer dans une société qui glorifie l'entreprise. Mais jusqu'à maintenant je n'ai pas été à l'aise en entreprise et je ne connais pas les conditions nécessaire pour que je me sente bien devant un bureau.

Je suis désespérée, troublée, angoissée, perdue. Je sais ce que je veux et je le refuse. Parce que c'est dur, parce que je cherche la transition la plus paisible possible. J'ai peur du monde extérieur, il me ressemble si peu.

C'est pour ça que lorsque je pars en festival notamment, je reviens avec des étoiles dans les yeux et le cœur gonflé d'espoir. Parce que là bas, je rencontre des personnes qui font écho à ma sensibilité. Je me sens à l'aise parmi eux, je les comprends, je ressens ce qu'ils ressentent. Et eux ont réussi. Eux me montrent que c'est possible, même dans la douleur. Certes, il faut se battre constamment, contre le système et aussi contre soi, pour ne pas se laisser aller, pour finir une nouvelle, un livre, un projet. Mais quand ils tiennent le résultat entre leurs mains, ils savent pourquoi ils ont souffert. J'aimerais moi aussi comprendre, tenir ma production entre mes mains. Mais je sais aussi que je ne suis pas encore prête et qu'il me reste beaucoup de travail à accomplir, de courage à trouver.

Après plusieurs années à douter, à me poser des questions, puis à enfin trouver ce qui me plaisait, ce qui me donnait mon identité propre, je doute encore aujourd'hui. C'est douloureux. Et j'ai du mal à accepter cette douleur. Surtout avec des souvenirs aussi intenses que mes quelques pas sur scène. J'aimerais m'épanouir. Je sais que ça peut prendre du temps. J'espère juste arriver à mes fins un jour... Un jour prochain...

dimanche, 8 mars 2009

Sommeil agité

Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai le dodo énergique. Tout le monde a des périodes de cauchemar et je n'échappe pas à la règle. Enfin, chez moi c'est très récurrent. Le style de rêve aussi.

Mes « préférés », c'est me faire poursuivre par un psychopathe ou une bestiole qui veut me tuer de façon assez violente (même pas ils chercheraient à m'endormir avant de me tuer proprement). Les tueurs en série (ne) sont (pas) mes amis. Depuis le temps je commence à savoir ce qu'il ne faut pas faire (genre se cacher sous le lit, ça ne marche pas). Par contre, courir ça épuise. Et bizarrement ils arrivent toujours à me rattraper. Les dinosaures c'est encore pire. Plutôt que de contourner les meubles, ça écrase tout. Et vu leur taille, ils sont plus forts à la course à pied qu'un plouc qui fuit pour sa vie. Du coup j'ai un jour péri sous la patte d'un tyrannosaure. Bah, c'est moins sanglant que d'être égorgée et de voir la lueur de folie dans les yeux de son assassin.

Par contre il y a une fois où j'ai eu de quoi être fière de moi. J'ai survécu à une épidémie zombificatrice à St Malo. Je m'étais cachée dans un grenier de blé et j'ai pu me nourrir quelques mois en attendant qu'ils crèvent faute de nourriture (St Malo avait été isolée, forcément). C'est rare que je m'en sorte. M'enfin avant de trouver ma cachette j'en ai bavé. Par contre je ne sais pas comment j'ai fait pour l'eau, après tout c'est un rêve, il ne faut pas chercher la cohérence.

Les Zombis reviennent assez souvent dans mes cauchemars. La plupart du temps il s'agit d'une grosse course à la survie, je ne me fais pas bouffer mais je ne m'en sors pas non plus. Je me rappelle d'une fois particulièrement horrible où j'avais dû laisser mon petit frère (qui avait environ 8 ans) tout seul sous un carton en pleine rue le temps d'emmener mon autre petit frère (qui logiquement devait avoir 11 ans) chez mon père pas très loin de là. Sauf qu'une fois arrivés, alors que le soulagement d'en avoir sauvé un m'envahissait déjà, mon gentil papa a tordu le coup à mon petit frère chéri sous mes yeux. Je ne crois pas m'en être encore remise de celui-là.

J'essaye souvent de sauver des gens aussi. Une fois c'était un homme poursuivi par une espèce de sorcière qui savait toujours où nous trouver. Usant. Il fallait toujours courir, sauter de partout... La plupart du temps je me contente de courir, de fuir devant quelque chose d'inconnu mais de menaçant. A pied, à vélo, jamais à cheval (ça doit être que j'aime trop les chevaux), il me faut détaler le plus loin et le plus vite possible. Et des fois le décor n'aide pas, en se modifiant, créant des collines...

Le pire dans tous mes cauchemars, c'est qu'ils me semblent trop réels. Tenez par exemple une fois j'ai rêvé que je faisais les courses et que j'achetais du fromage. Et bien figurez-vous que le lendemain au supermarché je n'ai pas pris de fromage parce que j'étais persuadée d'en avoir plein le frigo ! Nan mais ça peut être dangereux des trucs comme ça.

Heureusement il y a des rêves plus agréables. L'autre nuit j'ai écrit un roman policier en dormant. Mais évidemment, c'est toujours de ces songes là dont je ne me rappelle jamais...

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