Les Feuillets de Lelf

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In my mind

L'art de faire marcher ses neurones, voire de les torturer

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lundi, 19 janvier 2009

Where art thou ?

Où sont mes mots ?

Je les cherche en vain depuis des jours, dans les méandres de mon cerveau, dans les replis de mes pages blanches.
Bien sûr, quelques uns, parfois, se laissent attraper. Les malades, sans doute, ou bien les faibles, les égarés. Des mots un peu simplets, qui ne ressemblent à pas grand chose une fois rassemblés. Un peu comme un troupeau où chaque animal serait différent. Ingérable.


Où sont mes mots ?

Cette traque me fatigue, je gagne en morosité. Ils m'abandonnent, ils ne veulent plus de moi. Pourtant je les cherche, prête à les accueillir bras ouverts et sourire chaleureux. Ou avec des larmes, s'il le veulent, de la colère, de l'envie, de l'amour. Ils me laissent seule et désarmée, incapable de m'exprimer par un des moyens qu'il y a quelques mois encore, je maitrisais si bien.


Où sont mes mots ?

Ils me forcent à un voyage bien solitaire, eux qui m'accompagnaient autrefois à tout instant et en tout lieu. Souvent il me semble en apercevoir au détour d'une page ou d'un neurone. Et ces rires. Est-ce mon imagination ou se moquent-ils de moi ? Ils me tentent, ils me narguent. Et moi je ne peux rien faire d'autre que d'essayer de les apprivoiser à nouveau.


Où sont mes mots ?

Ils me manquent. Il y a comme un grand vide en moi depuis leur départ. Ils ont toujours été les amis de mes instants d'angoisse, mais maintenant, malgré mes appels, je suis seule.
Je ne perds pas espoir. La première fois il m'a fallu une dizaine d'années pour les retrouver. Je ne peux pas croire que je ne leur manque pas un petit peu. Nous nous retrouverons, même si la traversée de cet immense désert sera pénible.


Où sont mes mots ?

Rentrez à la maison, je vous attends...

jeudi, 8 janvier 2009

Attention, soldes méchantes

Je hais les soldes. C'est un constat que je refais chaque année. Parce que chaque année je retente ma chance. Et chaque année je me rappelle pourquoi je hais les soldes.


Il faut dire que cette fois j'y suis allée le premier jour. C'est suicidaire, mais je ne nie pas certaines tendances personnelles. J'avais simplement oublié que certains (et surtout certaines) vont jusqu'à prendre des jours de congé pour profiter pleinement de ce premier jour de super affaires. Ce n'est pas une blague, pour ceux que ça consterne, j'ai pu le voir de mes propres yeux et l'entendre de mes propres oreilles par le passé.

Bon, des fois on arrive à entrer dans le magasin et à pouvoir à peu près progresser dans les rayons. Dans ce cas, il n'y a pas de mal à regarder, jauger, choisir, hésiter. Puis vient le passage en cabine d'essayage... Ah, ben non, demi-tour ! Dix à quinze personnes attendent vaillamment qu'un rideau veuille bien s'ouvrir, qu'une place se libère, qu'une grognasse aille essayer son string ailleurs. Et c'est là que les gens comme moi reposent leurs achats potentiels et essayent de fuir au plus vite de cet endroit sous influence (de toute évidence) satanique.

Je dis bien « essayer », parce qu'avec la foule, le bordel sur les tables et parfois jusque par terre, le salut paraît bien loin. Il faut slalomer, éviter, percuter, attendre et enfin passer le seuil, respirer l'air frais.

Mais les soldes, c'est dangereux. Comme il y a du monde, on est forcé aux acrobaties pour atteindre les portoirs. Non que je tienne spécialement à tout regarder, mais quand j'ai envie de m'enfuir il faut que je repose ce que j'ai dans les mains. Et là, ça devient périlleux. Ces saletés de portants possèdent des crochets métalliques qui doivent bien avoir des dents aiguisées. Sinon je ne vois pas comment expliquer la blessure que j'ai retiré de la visite du premier magasin, encore visible ce jour (voir même plus visible avec la cicatrisation en cours).

En plus des blessures potentielles et des heures de queue pour essayer de fringues qui nous vous irons même pas, les soldes c'est aussi une chaleur étouffante, l'obligation d'entendre les conversations insipides des autres femmes, faire la file à la caisse si par bonheur vous trouvez quelque chose, sinon repartir les mains vides en slalomant après une ou plusieurs heures de recherche. Frustrant.

Les soldes, ce n'est pas fait pour les gens à moyens limités qui ont besoin de se rhabiller (au hasard parce qu'ils ont grossi, snif). C'est surtout fait pour recruter les futurs membres d'opération commando, qui sauront résister à une longue attente dans le désert, avec des conditions déplorables. C'est un test d'endurance. En fait, les vendeuses et les vigiles sont des recruteurs qui observent les réactions des clients pour repérer les futures recrues. Je crois bien que je n'intègrerai jamais les unités spéciales. Fichtre, je hais les soldes.

samedi, 3 janvier 2009

Ceci ne constitue pas des voeux

Bonjour / Bonsoir (Bonjoir ?)

Et voilà, on a passé le premier de l'an, les voeux fusent dans tous les coins.

- "Bonne année, bonne santé, plein de réussite" dit papa au téléphone.

- "Beaux nénés, Bonanée lol, Tout plein de bonnes choses" disent les amis sur leurs blogs et les forums.

- "Meilleurs voeux 2009" lance le cousin au troisième degé via mailing liste familiale.

J'ai toujours détesté cette période de l'année. Il faut toujours se forcer à appeler quinze personnes à qui l'on a pas forcément envie de parler dans l'immédiat, tout ça parce que les voeux se font uniquement en janvier. Mais moi je souhaite le meilleur pour tous ceux que j'aime tout au long de l'année ! Quelle plaie de devoir le dire au nouvel an, les mots sonnent faux, transpirent l'obligation, puent la tradition.

Bref, chers lecteurs, je ne vous envoie pas mes voeux, mais vous saurez qu'ils vous accompagnent tout au long de l'année.

Et des bisous quand même (na)

samedi, 13 septembre 2008

Droguée

Oui, Droguée je suis. (La preuve, Yoda s'empare de mon corps... Mais ce n'est pas de ça dont il est question aujourd'hui).

Droguée de bandes dessinées.

Quand j'ai commencé ma collection à Noël 2007 (même pas un an, c'est fou), Cubik se moquait de moi en me disant que je ne saurais résister à l'appel des achats frénétiques que connaît tout amateur de BD un jour ou l'autre. Ce à quoi je répondais : "Mais non, je ne suis pas une psychopathe, je saurai doser".

A force de temps, tout le monde sait bien que je suis une psychopathe et je m'accepte en tant que telle. Mais au niveau de la BD cela ne m'avait encore pas semblé flagrant, malgré 246 BD accumulées à ce jour entre mon chéri et moi-même (comics et manga (presque) compris).

Par contre, depuis que je m'endors en pensant BD, que je rêve BD, que j'angoisse devant l'infinité de choix que me propose ma librairie, que je refais ma liste une à deux fois par jour, que le jeudi a été décrété "journée BD", qu'il paraît que mes articles font plus "professionnels"... Je crois que tout est clair.

Même que je fais des associations d'idée tout le temps. Par exemple "la fin du monde" ne m'évoque pas l'apocalypse maisla dernière BD de Pierre Wazem chez Futuropolis. Si j'entends dire "Le pouvoir", mon esprit fait la suite : "des innocents" (de Luc Brunschwig et Laurent Hirn). Autre exemple totalement fictif mais qui est tout à fait probable :

- "Tiens, chérie, tu m'apportes le journal, stp ?"

- "Lequel ? Le Journal de mon père (Taniguchi), Le Journal d'un remplaçant (Vidberg), Le Journal tout court (Clerc, mais je l'ai pas), Le Journal d'Henriette (Dupuy et Berberian, toujours pas le tome 1 à la bibliothèque) ?"

Bref, la BD s'est insinuée par tous les pores, je vis BD, je mange BD, je dors BD. Même là que je suis en week end je pense à mes BD restées chez moi (le cartonné ça ne se trimballe pas comme les comics voyons).

C'est grave docteur ?

 

vendredi, 5 septembre 2008

Normalité Normalisante

Je suis normale.


Constat effarant à la sortie de ma dernière séance de psy.
Je ne suis plus dans la case "pathologique". Ça fait tout drôle. Je ne m'y attendais pas, c'est si soudain... Hier j'étais névrosée et aujourd'hui, en manque d'argent, sans job ni aucune perspective concrète d'avenir, je vais bien. Je suis paradoxale. Mais l'essentiel, c'est tout de même d'être "normale".

Bon, j'avoue que j'ai toujours du mal avec la définition de ce terme, mais si on le prend par opposition à "pathologique", ça reste compréhensible.

La normalité. Il me semble avoir couru après toute ma vie (de névrosée)(ce qui revient à toute ma vie à peu près). Et voilà, c'est là. C'en est presque décevant, je ne l'ai pas vu venir. Ça ne me fait pas voir des éléphants roses ou des petits nuages en sucre, je n'ai pas envie de chanter et de danser dans ma petite robe à fleurs avec un nœud dans les cheveux, je n'ai pas envie de faire des câlins à la terre entière. Mais je suis normale. Désespérément normale. Plus d'angoisses incontrôlables, un stress présent mais dosé normalement, pas de problème particulier à soulever avec le médecin de la têtête.

C'est bien d'être normale. Je ne vais pas me plaindre de ne plus être névrosée, ça repose un peu (tiens, c'est peut être pour ça que je dors beaucoup ces dernières semaines...). Mais je n'ai pas envie d'être trop normale.
Je me console en pensant à ma grosse centaine de BD, mes romans en attente et mes articles et autres nouvelles qui ne demandent qu'à être écrits. Et surtout au retard de mes lectures alors que j'y passe déjà un temps fou. Je suis une geek. Je ne peux pas être normale. C'est trop contradictoire.

Ouf, quel soulagement. Ça fait du bien de savoir qui on est et de ne pas être trop normale en fin de compte. Pourvu que ça dure.

mercredi, 3 septembre 2008

Rentrée

C'est la rentrée, il paraît. Les petits et les plus grands, du moment qu'ils sont étudiants, ont repris le chemin des bancs de l'école. Pour moi c'est la deuxième année sans le rituel de nettoyage du sac de cours, préparation des classeurs, angoisse de la découverte des profs et autres retrouvailles amicales après la pause des vacances.


Depuis un an c'est un autre rythme. Enfin, si on peut parler de rythme. J'ai dû passer les trois quarts de ce temps à essayer de savoir quoi faire de ma vie professionnellement. Et étrangement, c'est avec la rentrée que je me suis mise à chercher à nouveau un emploi sérieusement. Depuis quelques jours, j'écris des lettres de motivation à la chaîne et à l'ancienne (à la main quoi) pour tous les libraires et endroits culturels susceptibles de m'intéresser. Je sais que j'ai peu de chances de voir mes candidatures aboutir, mais je préfère faire cette démarche pour rien que de continuer à ne rien faire et me demander ce que ça aurait été si je l'avais fait.

Bref, tout ça pour dire que je me suis bizarrement calée sur la rentrée, comme si inconsciemment j'avais perçu tous ces changements de rythme autour de moi, que j'avais senti un renouveau, le commencement d'une autre année. La rentrée scolaire me fait beaucoup plus d'effet que le nouvel an officiel ; surement un réflexe d'étudiante (qui en plus aimait la rentrée). J'espère que cette année m'apportera de bonnes choses. Je voudrais pouvoir travailler et gagner ma vie sans continuer de flipper pour mon portefeuille et en essayant de me rapprocher de domaines qui me plaisent.

La seule chose que je regrette dans tous ces changements c'est que j'arrive beaucoup moins à écrire et à lire, préoccupée comme je suis par le travail. Mais comme tout changement, il faut s'adapter. En me forçant un peu je devrais pouvoir relancer la machine et à nouveau pondre quelques textes.

Il est assez rare que je me livre comme ça ici (sans me rendre ridicule je veux dire), mais ces réflexions sur le travail et les changements sont tellement importantes pour moi que je ne peux pas m'empêcher de les mettre par écrit et de les partager.

J'espère que j'aurai plein de bonnes choses à raconter sur mes aventures personnelles à l'avenir...

dimanche, 24 août 2008

Week end

Dimanche. Et je suis là, derrière mon écran.
Et vous ? Où êtes-vous, lecteurs, en cette fin de semaine ?

Apparemment pas derrière vos écrans, si j'en crois mes statistiques. Chute vertigineuse des arrivées sur ce superbe et humble blog, aucun commentaire... A croire que vous avez tous une vie.
Une vie ? Comme je vous envie.

Je vous imagine chez vous, en train de lire sous la couette, de rire avec vos amis, de jardiner, d'aller au cinéma...
Du coup je me demande si je suis une extra-terrestre à rester ainsi sur la toile en ces jours de soi-disant repos. Enfin, pour moi la seule différence possible entre la semaine et le dimanche c'est que la librairie est fermée (enfer ! damnation !). Ceci explique peut être cela.

Enfin, je ne me plains tout de même pas. Si vous n'êtes pas en train de me lire, vous êtes surement en train de faire quelque chose de plus intéressant. Même si ce n'est pas trop difficile. Je vous souhaite d'être au ciné, dans les bras de votre moitié ou en pleine complicité amicale. Par contre, si vous n'aimez pas votre belle-mère, sachez que je suis là tous les jours et que je serais ravie de vous servir d'excuse afin de vous éviter la corvée dominicale.

Bon... C'est pas tout ça mais il faut que je m'occupe tant que dure votre absence. J'ai déjà fais une grass' mat', une presque sieste, lu plusieurs BD, un peu de mon roman, presque écrit (ouais, parce qu'on ne peut pas dire que cette note de blog respire l'intelligence artistique), mangé (un peu trop, comme souvent). Je crois que j'ai fait le tour.

Un autre sieste peut être ?
Ouais, aller, une sieste. ^^

Bon week end à tous !

vendredi, 22 août 2008

Femme au foyer

Au secours !

Sortez-moi de là !

Cubik avait déjà exprimé ses craintes à mon encontre, mais les faits ne m'aident pas à le détromper : je suis en train de devenir une parfaite petite femme d'intérieur ! Quelle horreur !



J'ai beau le nier, la vérité est là.
Les preuves ?

Je fais des petits plats, je cuisine. Gâteau, cake, soupe, salades... Je fais tout pour que mes deux hommes (oui là j'en ai deux, hé hé) ne manquent de rien. Je fais attention à ce qu'ils n'aient plus faim en sortant de table, j'essaye de leur faire de bonnes choses et ces messieurs se tournent les pouces lorsque je suis aux fourneaux.

Mon père doit venir mardi prochain et je suis déjà en train de stresser sur le rangement et le ménage. Quant à mon frère, je fais attention à ce qu'il dorme bien, ne stresse pas trop. Si il a mal quelque part je m'inquiète et je lui dit d'aller chez le docteur. Je propose des balades, de revoir Wall-e au ciné, de faire des jeux de société.

Bref, l'horreur. Bientôt je vais mettre des petites robes et un tablier à fleurs, faire le ménage à fond, apporter les pantoufles à mon chéri quand il rentrera du boulot et me mettrai au macramé.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Va me falloir une cure de désintox. Ce soir je ne cuisine pas, on va à la crêperie.
Bon, je sais que demain c'est moi qui vais aller chercher les croissants, mais c'est déjà un début...
Vivement le boulot.

jeudi, 17 juillet 2008

Auto-tag

Bon, Cécile a permis à qui le voulait de reprendre son tag, alors je me sers. Me connaître à travers la lecture, j'ai trouvé ça intéressant comme concept.



1 - Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?
Aucun. Quand je suis rentrée au CP je savais déjà lire, mais je ne me rappelle pas comment je suis arrivée là.

2 - Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?
J'ai dévoré les bibliothèques rose et verte, Fantômette, Le clan des sept, Alice... Puis très vite tous les polars de ma mère combinés à des romans pour enfants, surtout si ça parlait de cheval.

3 - Aimez-vous la lecture à haute voix ?
J'aime lire à haute voix en espagnol, pour apprécier toute la beauté de cette langue. Sinon il faut que l'orateur soit bon pour capter toute mon attention.

4 - Votre conte préféré ?
J'adorais les contes africains, asiatiques et orientaux quand j'étais môme. Aujourd'hui j'aimerais retrouver les livres de mon enfance et les relire.

5 - La meilleure adaptation d'un roman ou d'une pièce de théâtre
En général j'évite d'aller voir des adaptations de romans si j'ai déjà lu l'oeuvre, je ne veux pas que ma vision personnelle soit polluée par les images des autres. Je ne me rappelle pas avoir vu une adaptation qui m'ait marquée.

6 - Apprenez-vous par cœur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?
Non, mais je me souviens de bribes de poèmes que j'aimais bien et quelques citations de philosophie que j'aimais apprendre lorsque j'étais au collège.

7 - Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?
Trop petit, trop près de la douche. Un jour peut être, le journal pour les mots fléchés :p

8 - Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?
Une anthologie fantastique, puis plusieurs BD (Absolute Sandman de Neil Gaiman, A contract with god trilogy de Will Eisner, L'Art Invisible de Scott McCloud et Fables : 1001 nights of snowfall de Bill Willingham)

9 - Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter ?
Je lis rarement de la poésie. Je découvre surtout. En ce moment j'essaye Baudelaire, mais j'avoue que j'ai du mal. Je préfère Apollinaire par exemple. Et j'aimerais lire du Gérard De Nerval et beaucoup d'autres. Découvrir avant tout.

10 - Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?
Je me souviens avoir lu « L'Herbe verte du Wyoming » de O'Hara en moins d'une demie-journée alors qu'il faisait plus de 400 pages et que j'avais 9 ou 10 ans. Le plus lentement je ne l'ai pas encore fini, c'est »Lobo » un livre en espagnol qui est d'une lenteur incroyable, je n'arrive pas à rentrer dedans. Et je crois que je ne le finirai jamais...

11 - Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?
J'aime les éditions originales pour la beauté de l'objet notamment, mais aussi pour une lecture plus confortable avec des pages plus larges...

12 - Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?
Rien ne traîne « toujours ». Mes lectures en cours sont un peu partout dans la maison, mais si le livre est fragile je préfère le ranger le soir, même si je dois le sortir le lendemain. J'ai de beaux livres et j'essaye d'en prendre soin.

13 - Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?
Assise la plupart du temps, dans les autres position je fatigue vite. Mais couchée ça m'arrive régulièrement aussi. Debout seulement quand je guette le facteur depuis la fenêtre :p

14 - Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?
Horreur et damnation ! Jamais un crayon ne touchera les pages de mes précieux livres ! Les seules fois où ça m'est arrivé c'était du stabylo dans mon livre de français pour les concours, un livre que je ne regretterai pas quoi.

15 - Offrez-vous des livres ?
Tout le temps. J'essaye de convertir les gens à la bonne BD et sinon j'offre des romans, ceux qu'on me demmande ou je fais découvrir.

16 - La plus belle dédicace, que ce soit de l'auteur ou de la personne qui vous l'offrit ?
J'apprécie de retrouver des petits mots d'Arlequin dans nombre de mes livres quand je les ouvre. Ca me fait penser qu'un ami est passé par là un jour et ça me donne toujours du baume au coeur. J'aime aussi les dédicaces que Jean Millemann a semé dans toutes les anthologies que je lui ai présentées, très personnelles.

17 - Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture, etc.)
Je caresse la couverture avant de l'ouvrir, je l'observe sous toutes les coutures. Puis en l'ouvrant je hume le parfum qui s'en dégage et je fais courir mes doigts sur le papier pour en apprécier le grain. On m'a déjà traitée plusieurs fois de psychopathe pour ça.

18 - Quels sont les auteurs dont vous avez lu les œuvres intégrales ?
J'espère arriver à me faire l'intégrale de Neil Gaiman, mon auteur anglophone préféré. Sinon j'aime découvrir alors ça ralentit mes lectures d'auteurs déjà connus. Mais je compte bien me faire quelques intégales, en BD comme en nouvelles et romans.

19 - Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?
« Bone » de Jeff Smith, un fou rire sur deux petites cases qui a duré plus de trois jours et qui me fait encore sourire aujourd'hui.

20 - Un livre qui vous a particulièrement ému ?
« Les Ensembles Contraire » de Kris/Erci T./Nicoby, « Le Journal de mon père » de Jirô Taniguchi.

21 - Le Livre qui vous a terrifié ?
I y a très longtemps « Ma douce Audrina » de Virginia C. Andrews, un roman fort sur le viol et la réaction de folie de l'entourage. J'étais petite et il m'a fortement marquée.

22 - Le livre qui vous a fait pleurer ?
Bone m'a fait pleurer de rire. Pleurer de tristesse je ne crois pas l'avoir déjà fait pour un livre, tout juste des larmes aux yeux pour « Le Combat ordinaire » ou « Le Journal de mon père ».

23 - L'avertissement / l'introduction qui vous a le plus marqué ?
Aucun souvenir. J'ai souvent du mal avec ces trucs là. Peut être la préface de Will Eisner sur Fagin le Juif qui expliquait sa démarche intellectuelle.

24 - Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux?
Je n'ai pas d'exemple en tête

25 - Décrivez votre bibliothèque.
Un vrai bazarre. Trois étages de trois cases. Deux étages complets de BD (et ça déborde), une case de romans à moi, une case de romans à monsieur et la case du milieu avec CD et DVD. Après le déménagement ça sera plus harmonieux. ^^

26 - Le(s) livre(s) dont vous vous êtes finalement débarrassé ?
Aucun je crois. J'en ai toujours acheté très peu. J'ai même le projet de récupérer mes livres d'enfances qui sont éparpillés chez mes parents. J'aime tous mes livres et je n'en ai pas de trop pour m'en débarrasser.

27 - L'endroit le plus insolite où vous lisez ?
A la fenêtre en attendant le facteur surement. Sinon je lis partout où je peux être assise.

28 - Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?
Des BD, plein de BD. Ca se lit plus vite qu'un roman et il y a encore tellement de choses à découvrir. Mais je ne sais pas ce que je ferai réellement. Je pense que j'en profiterais pour bouger plutôt que lire.

29 - Votre livre d'art préféré ?
Je n'en lis pas, je n'en ai pas. Mais j'aime bien en feuilleter à l'occasion.

30 - La bibliothèque idéale ?
Ma librairie spécialisée BD (Story BD) combinée avec la librairie spécialisée imaginaire de Nantes (L'Atalante). Après un peu de tri ça devrait faire l'affaire.

31 - L'incipit qui vous a le plus marqué ?
Rien en tête

32 - La clausule qui vous a le plus marqué ?
Rien en tête

mardi, 8 juillet 2008

Des bubulles !

Moi : Tu veux un yaourt en dessert ?
Lui : Oui
**30 secondes de pause**
Moi : Tu veux un yaourt en dessert ?
Lui : Tu me l'a demandé il y a moins d'une minute et je t'ai dit oui.
Moi : Ah bon ?

Non, je ne me suis pas mise dans la peau d'un poisson rouge (j'ai grossi, je rentre plus dedans). Mais depuis des mois, ma concentration me fait quelque peu défaut. Enfin, si peu, si peu. Tellement peu que je n'arrive même pas à finir mes phrases parfois parce que je ne me rappelle plus du début. Tellement peu que je peux dire un mot à la place d'un autre sans m'en rendre compte, à moins que quelqu'un ne rigole ou ne me le fasse remarquer.

Tout oublier et ne rien retenir. Ce n'est pas un sentiment facile à vivre. On a l'impression que plein de choses nous échappent. Je n'arrive plus à me concentrer sur un roman, cela me demande bien trop d'efforts. Je suis obligée de poser plusieurs fois les mêmes questions aux gens, en sachant bien que ça les énerve à force. Même si je me force à écouter ce qu'on me dit, j'ai un coucou qui me passe dans la tête et détourne mon attention (non, ça ne fait pas mal une fois qu'on a l'habitude)...

Je crois que je vais devoir me mettre des bouchons dans les oreilles. Ben oui, pour éviter au cerveau ramolli de couler par là. Peut être que je devrais faire pareil au nez aussi, histoire de ne pas risquer de tout perdre de façon inattendue.

Enfin je dis ça, peut être que c'est déjà trop tard. Peut être que ces symptômes sont justement là parce que j'ai perdu de la cervelle par inadvertance en dormant ou ailleurs, sans m'en apercevoir. Mais bon, autant garder le peu qu'il reste en place. Je ne sais pas encore comment, mais il se pourrait que ça serve un de ces jours.

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