Ladiiiiiiiiiies and Gentlemeeeeeeeeeeen. Ouvrez bien grand vos yeux et vos esgourdes, car la voici qui arrive !
Qui ? Vous ne la connaissez pas encore ? C’est normal. Elle est discrète, furtive, reine du camouflage, humilité et efficacité.
La voici, la voilà, je lui laisse la parole : Yoyoooooooooooooooo Giiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirl
*Applause, Applause*

Apparaît une créature sculpturale habillée d’une robe fourreau de soie noire, épaules nues. Les talons de ses chaussures luisantes frappent le sol, provoquant un écho dans la salle soudain devenue silencieuse (le Monsieur bouche bée dans le fond... vous avez un peu de bave, juste là).
Une main assurée se tend vers le micro, les lèvres s’entrouvrent. Les premiers mots tant attendus se font entendre.

« Hum, oui, bonjour. Alors, euh, vous vous demandez peut être ce que je fous habillée comme ça en plein après midi. Non ? Ah, oui, c’est vrai, vous ne savez pas qui je suis. Je suis…
YOYO GIRL !! »

Yoyo Girl est née il y a bien longtemps de cela. Elle a toujours été là. Vous la côtoyez tous les jours sans le savoir (ou peut être le soupçonnez-vous mais n’avez-vous jamais pu vérifier ces soupçons…).
Mais aujourd’hui, Yoyo Girl ne veut plus se cacher. Elle veut vivre au grand jour, comme tout le monde ! Comme vous et moi (suis-je bête, je suis elle puisqu’elle est moi. Faudrait que j’éclaircisse ça avec ma personnalité n°42 (la plus sage)).

NIAAAAAAAAAAAAAAH AH AH AH AH AH AH AH AH !!!!
Ouiiiiiii !! Je suis Yoyo Girl !! Et j’ai décidé aujourd’hui que quittes à faire le Yoyo, j’allais me faire un craquage bien ridicule pour marquer le coup !!

Yoyo Girl, c’est moi. C’est mes colères, mes rires, mes angoisses, mes délires. Parce que je suis super méga balèze et que je peux changer d’humeur d’une seconde sur l’autre ! Ah, vous savez pas faire hein ? Comment ça, si ? J’vous crois pas, de toute façon je suis la meilleure *boude*.
Yoyo Girl avait revêtu son costume de « calme mais stressée, c’est normal c’est le stage » pendant 3 jours entiers (2 plutôt, mais on ne va pas chipoter pour si peu). Et là, PAF (le chien) !! THE angoisse repointe son nez, balaye le calme, s’installe comme chez mémé et met même ses pieds sur le canapé !!

(« - Hé, mais j’ai nettoyé hier !!
- Toi ? Nettoyer ? Tu te fiches de qui ?
- Ok, j’avoue…
- Il me semblait bien aussi »)

Bon, faisons taire les autres personnalités pour le moment et revenons à nos moutons. Quelqu’un veut un kebab ?
Hum bref. Donc, tant qu’à être angoissée, autant péter un bon câble, non ?

« - COMMENT CA, NON ?
- Oui, vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord avec moi, la liberté de penser, tout ça…
- Des conneries !
- Chut, c’est pas ton tour ! »

Ce qu’elles peuvent être indisciplinées ce soir, ce n’est pas possible ! Ecrire dans ces conditions, non, je ne peux pas...

Alors, face aux angoisses, on dit quoi ?

« - Maman !
- Papa !
- On va tous crever !
- La réponse C Jean-Pierre, c'est mon dernier mot.
- J’vais jamais y arriver !
- Le téléphone, il est où le téléphone ?
- Angoisses, où ça angoisse ?
- Respire, respire (et au dessus, lâche tes médocs et va dormir).
- Demain est un autre jour, elle finira bien par se lasser...
- Angoisses heiiiiin ? Tu vas voir ce que je vais leur faire aux angoisses moi ! Kick in your ass, Punch in your head, Double kick (pour défouler, le kick c’est bien, parce que puncher ça fait mal quand même) et Cri de raaaaaaaaaaaaaaaaaage.
- Yeah, t’es strong ma fille, tu t’en es toujours sortie, continue, ça va le faire, pousse (euh, non en fait, pousse pas, je m’ai trompé de conversation ^^’).

Aaaaaaaand the Winner iiiiiiiiiis : Numéro 74 !!!!!! *Applause, Applause*

« -Mais c’est qui 74 ?
- Ben, c’est elle.
- C’est moiiiiiii !
- T’es gentille toi, mais 74 c’est moi
- Non, c’est moi, je suis très proche de 73, demandez-lui »

On ne s’agace pas, on ne s’agace pas…
Je déclaaaaaaare un ex-aequo pour la peine (comme ça elles arrêteront peut être un peu de me saouler).
« Punch and Kick » : j’ai adoré l’originalité, l’implication personnelle. Bravo.
« Be brave » : un peu mélodramatique, mais rempli d’émotion, ça sonne tellement vrai. C’est beau.
On Applause les vainqueurs (ceux qui commencent à avoir les mains usées, vous pourrez en trouver de nouvelles au distributeur en sortant à côté des toilettes (ben oui, on change de mains après les toilettes, malpropres !)).

Bref, du n’importe quoi, parce que le n’importe quoi c’est comme le veau : c’est bien. Merci de m’avoir écoutée, d’avoir pris du temps pour moi, ça me touche, merci, merci du fond du cœur, je…l’émotion m’envahit, c’est trop, vraiment, je… oh, merci. Et à bientôt. Sur ce, on va toute boire un verre entre pote avant d'aller dormir.

MWAAAH AH AH AH AH AH AH AH AH AH *prend son envol par la fenêtre, sa longue cape soyeuse claquant dans le vent*
Je reviendraiiiiiiiiii...