On dit souvent que pour se sentir bien et accéder au bonheur il faut passer par une étape essentielle : s’aimer soi-même.

Ces derniers temps, force est de constater que cela m’est difficile. L’inactivité, la maladie, la fatigue et mon tempérament naturel (ne l’oublions pas) commençaient à me répéter de vieilles rengaines, m’amenant à nouveau à ne pas penser grand bien de ma personne. Ne me sentant absolument pas sexy (à traîner en jogging et avec une sinusite), limitée intellectuellement (signes flagrants d’une logique défaillante, mémoire bancale voire absente, état végétatif de cerveau dû à inactivité prolongée…) et autres choses toutes aussi joyeuses, je voyais le retour de mes pensées négatives en force (mais pas trop non plus, j’ai été pire hein).

Et ce matin, j’ai rencontré mon sauveur. Enfin si j’puis dire. En fait il a rien fait. Il m’a juste rappelé un truc...
Voyez-vous, ce matin j’ai été chez le dentiste. Et figurez-vous que j’ai de belles dents moi m’sieurs dames. Rien à faire, rien à redire. Même pas un petit détartrage. Même après deux ans sans voir un dentiste. Même en me goinfrant de trucs sucrés (chocolaaaat, sodaaaaaa, gâteauuuuuux). Même en me lavant les dents une seule fois par jour (pas bieeeeeen, les enfants, il faut vous laver les dents trois fois par jour).
Merci m’sieur le dentiste d’avoir égayé ma journée. J’aurais juste aimé qu’elles soient un peu plus blanches mes dents, mais bon, quand on me dit que je n’aurai probablement jamais de carie, je leur pardonne d’être un peu jaune à mes dents. Surtout à voir comment mes parents peuvent galérer avec des fois.

Et puisqu’on est dans l’auto-promotion, je remercie mes yeux d’être aussi parfaits niveaux vision (12/10è au dernier contrôle), même si ils ont quelques défauts d’orientation (non, j’louche pas, mais faudrait quand même aller voir le gentil rééducateur des yeux).

Voilà. Je suis satisfaite de ma tête. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà un bon début. Maintenant faudrait juste que je fasse quelque chose pour la forme globale, parce qu’être essoufflée après avoir monté deux étages, on est content de pas habiter au 6è sans ascenseur, mais on se dit aussi qu’on est un peu pitoyable. Aller, ce midi, 20 abdos (ouais, pas plus, la dernière fois j’ai souffert au moins deux semaines…). Une, deux, une deux, une…