Il y a des jours comme ça, où vous allez au travail sans a priori, sans appréhension. Et il y a des matinées comme ça où vous avez raison : vous arrivez à faire à peu près votre travail seule, pépère. Et il y a des midis ensoleillés comme ça où la sortie pour aller acheter le sandwich fait du bien.

Il y a des jours comme ça où l'aprem se dégrade. Des aprem où votre patron vous convoque dans son bureau pour vous dire que soit il vous garde pour une période d'essai supplémentaire, soit il vous congédie, mais que dans tous les cas ça ne va pas. Et il y a des jours comme ça où vous aviez beau vous attendre à cette nouvelle, vous avez du mal à la digérer. Et il y a des jours comme ça où le seul moyen de se reprendre est d'aller verser ses larmes aux toilettes.

Il y a des jours comme ça où quand vous allez mal vous voulez parler avec votre moitié pour trouver un peu de réconfort. Et il y a des jours comme ça où à peine vous commencez à parler que la batterie du téléphone vous lâche et vous laisse solitaire sur votre terrasse.
Il y a des jours comme ça où on se dit qu'il faut prendre sur soi et que c'est une journée comme une autre, à passer comme une autre. Et il y a des jours comme ça où vous voyez arriver les joyeux travailleurs manuels qui viennent refaire la terrasse et jouent de la perceuse pendant deux heures. Il y a des jours comme ça où le mal de crâne est plus fort que d'habitude.

Il y a des jours comme ça où le travaille se met à être incompréhensible alors qu'il ne reste en théorie que 10 minutes. Et au moment où vous le découvrez, il y a des jours comme ça où votre collègue vient vous annoncer qu'il y a des bouchons monstrueux sur la route. Il y a des jours comme ça qui commencent à être très longs.

Il y a des jours comme ça où quand on se décide à partir, le soleil de la journée a laissé place à un ciel menaçant et la pluie se met à tomber. Il y a des jours comme ça où vous n'avez pas de musique pour passer le temps dans les transports et où vous vous rendez compte par la même occasion que vos essuies-glaces avant n'essuient plus grand chose. Il y a des jours comme ça où on vous klaxonne parce que vous respectez le code de la route. Et il y a des jours comme ça où non seulement il y a des bouchons, mais en plus vous êtes coincé derrière un car et ne comprenez rien à ce qui se passe devant.

Il y a des jours comme ça où quand on arrive enfin sur le parking, on voit arriver un tram et on se met à courir pour l'avoir. Et il y a des jours comme ça où on se fait mal à la jambe pour rien vu que le tram ne prenait pas de voyageurs. Et bien sûr, il y a des jours comme ça où vous n'avez pas eu le temps de déplier le parapluie.
Il y a des jours comme ça où vous ne pouvez même pas lire dans le tram, parce que tout est mouillé et que ça pourrait abîmer l'oeuvre. Alors il y a des jours comme ça où il faut prendre son mal en patience.

Et il y a des jours comme ça où vous avez mis plus d'une heure à rentrer mais où il vous faut moins de 5 minutes pour manger trop de chocolat et décevoir votre moitié. Il y a des jours comme ça où vous allez vous coucher de suite pour pleurer.

Heureusement, tous les jours et tous les soirs, il y a une moitié gentille, adorable et compréhensive qui vient vous chercher dans le lit, vous rassurer et vous divertir.
Heureusement, tous les jours il est là.