Les 21/22/23 novembre derniers avait lieu le 25è festival de BD de Blois. Et bien sûr, votre dévouée (moi hein) était présente sur place. Le but de cette visite : rencontrer Luc Brunschwig et Emile Bravo pour interview et bien sûr découvrir les hommes et femmes qui se cachent derrière les oeuvres.

 

Luc Brunschwig et Emile Bravo

Encore une fois, toutes les personnes rencontrées durant le festival se sont révélées d'une extrême gentillesse. Parmis eux en vrac, Jean-Denis Pendanx – très abordable et répondant gentiment aux questions, Jean-Yves Ferri – pitre fini, Etienne Le Roux – drôle et gentil, Vincent Gravé – intarissable sur ses techniques, Kris et Guillaume Martinez – attention à la casquette les gars, Mickaël Roux - timide... Et tant d'autres.

Luc s'est révélé une personne adorable, riant tous les trois mots, compréhensif face à mes débuts d'intervieweuse, bavard à l'extrême (mais intéressant heureusement ^^). Bref, une personne qu'on prend plaisir à rencontrer et à revoir, une personne très humaine (ce qui se ressent dans ses oeuvres). Une belle rencontre de plus grâce à la BD.

Emile Bravo quant à lui nous a exposé sa vision intéressante de la BD, du dessin, des livres jeunesses. Il s'est montré très abordable et patient (encore une fois, j'suis pas une rapide hein) et mon Kromagnon a pu profiter de la rencontre. Un moment fortement intéressant qui nous a permis de découvrir toutes les réflexions de l'homme.

Les expositions étaient là encore nombreuses. Jean-Claude Denis, Grand Prix BDBoum 2007, était mis à l'honneur pour cette édition. Luz, dessinateur satirique exposait ses oeuvres humoristiques et critiques. Non loin, le nouveau western s'étalait sur trois salles et autant de séries : Big Foot (Dumontheuil), Junk (Brüno/Pothier) et Lincoln (Jouvray), dans des ambiances travaillées – neigeuse, saloon... Si je n'avais jamais ressenti l'envie pressante de lire du Hermann, la vue de planches originales m'a époustoufflée, quel talent ! Et quand l'expo est commentée par le Maître, ça donne encore plus de saveur. Dans la médiathèque il était possible d'enchaîner la vision de David B. (nouveau Grand Prix BD Boum) « Par les chemins noirs », les belles illustrations de Bravo pour « Ma maman... », reparcourir l'histoire de l'éditeur « Futuropolis » et plus dans le détail des planches de « Paroles d'Illétrisme », le collectif de Futuropolis sorti à l'occasion du festival.

 

Une planche de Bernard Prince, par Hermann

Et point de festival sans dédicaces. Luc écrit sur chaque album de très belles choses, qui augmentent ma déception de ne pas voir beaucoup de scénariste sur les manifestations de ce genre, car se sont des personnes qui ont plein de chose à dire et dont les mots peuvent être aussi percutants qu'un beau dessin. Bon, comme un dessin c'est tout de même beau, la palme du week end revient à Mr Pendanx pour sa dédicac sur Abdallahi (merci Mélie de m'avoir donné ce titre, tout a commencé comme ça ^^).

Le clou et l'intérêt du festival ce sont les découvertes. Outre les rencontres humaines et l'accès inattendu à des auteurs (fallait voir les files des fois), la palme de la découverte va à Vincent Gravé pour son dessin sur « Fausse Route ». Cette BD est un polar scénarisé par un écrivain du genre. Le dessin est absolument époustouflant, entre classique et ordinateur, le tout s'intégrant magnifiquement à l'ambiance.

Et n'oublions pas le plaisir de revoir des gens qu'on connaît et qui partagent le même intérêt pour cet art.

Sinon ça fait tout drôle de tomber sur un nantais qui connaît votre pseudo (bon, ça encore...) et surtout votre vie (comment, il y a des gens qui lisent mon blog ? Dingue).

Bref, encore un séjour très enrichissant sur tous les points du vue (enfin pas financier, ça...). La BD est décidément un art qui regroupe des gens hauts en couleur et l'ambiance à ce festival était bien plus détendue qu'à St Malo, plus conviviale.

Bon, ben... festival de Nantes le 6 et 7 décembre prochain, avant celui d'Angers la semaine d'après...