Alors on est grand, maintenant ! On a trois ans ! Oh voui, on grandit et on apprend ! Ben voui, ben voui.

Hem...

Le week end dernier (6-7 décembre) avait donc lieu la troisième édition du festival de Nantes, j'ai nommé les Crayonantes !

L'an passé nous y avions fait un tour rapide et étions ressortis rapidement, d'une part parce qu'à l'époque je ne collectionnais pas encore, d'autre part parce qu'il était étouffant de devoir se frayer une place dans la foule.

Mais grandir c'est tout un apprentissage. Cette année il y avait donc deux salles bien distinctes : le rez de chaussée abritait les expositions, les fanzines et le bar. Agréablement dépeuplé, il permettait de se rafraîchir et de boire un coup lorsque la chasse aux dédicaces devenait trop étouffante. Les auteurs se trouvaient donc sous les toits, deux étages plus hauts.

A peine entré, on retrouve l'ambiance habituelle de tout festival. Les sacs font la queue pour leur propriétaire, les auteurs jouent les stars en annonçant un retard dans le planning, la librairie encaisse, les visiteurs comparent leurs dédicaces, il fait chaud. Evidemment, la star du week end, F'murrr, ne sera présent que l'après midi du dimanche alors que je me pointe le matin. Qu'à cela ne tienne, j'en profite pour rencontrer Pascal Jousselin qui me dédicace « Somewhere else ».

Et parce que je suis une battante, une samouraï du festival, un modèle de persévérance, une admiratrice dévouée... bref, une cinglée, je suis revenue l'après-midi dans l'unique but de pouvoir toucher quelques mots à mister F'murrr que j'ai découvert par un bel après-midi dans les toilettes d'une amie de mes parents. Et depuis ce premier tome, j'ai lu tous les « Génie des Alpages » et acheté « Jehanne au pied du mur ». Pour faire simple pour ceux qui ne connaissent pas, c'est de l'humour et de l'absurde, plein de référence et d'intelligence.

S'ensuivirent trois longues heures dans la file d'attente. Oui.... trois. Je n'en reviens pas moi-même. Mais il faut dire que le festival de Nantes a ceci de particulier qu'il est très familial et que l'on peut rencontrer un public non bédéphile, non habitué des manifestations de ce genre. Je n'ai donc pas vraiment vu le temps passer grâce aux discussions avec de charmantes dames et leurs hommes, parlant bd ou simplement littérature, attente dans la file ou encore plans pour la soirée. Bref, une après-midi sympathique malgré une rentabilité discutable.

Heureusement, est venue l'heure bénie, le moment tant attendu, la lumière au bout du tunnel. Approchant fébrilement le maître, cramponnée à mon livre, à moitié bégayant, la sueur perlant de mon front, ma personne insignifiante osant se présenter devant Le Grand....je découvrais F'murrr, le vrai, l'unique, le moustachu, le seul. Une petite demande d'interview et une dédicace plus tard, la magie est passée, me voilà dans la rue, mon livre à la main, ne sachant trop ce qui vient de se passer. Dans l'émotion j'en ai même oublié ma revue. Damn !

Enfin bon, redevenons un peu sérieux. Les Crayonantes qui ne m'avaient pas convaincue l'année dernière gagnent plein de bons points cette année. La foule était au rendez-vous, les auteurs étaient disponibles autant que possible et les bénévoles étaient véritablement attentifs au confort des visiteurs, ce qui est nettement appréciable.

Il y a comme un goût de r'viens z'y dans les Crayonantes...