Deux semaines en tant que libraire et déjà de nombreuses aventures...

Il est communément amis que le métier est assez physique, surement plus qu'il n'est intellectuel en fait. Par contre, ce qu'on sait moins, c'est que le libraire risque parfois sa propre vie dans sa boutique ! Oui madame ! Oui monsieur !

Je peux déjà, avec ma maigre expérience, relater deux moments sur ces deux semaines où j'ai mis ma vie en péril.

Il faut dire déjà que je choisis mes lieux. La librairie où je travaille (Story BD, 6 rue Guépin à Nantes, compétences et sympathie à votre service) possède un bar, avec tous les dangers que cela représente. C'est ainsi qu'un tranquille après-midi de semaine je décidais de me faire un chocolat chaud. Alors que j'allais prendre la divine poudre (de chocolat, roooh), le fourbe pot d'eau bouillante s'est mis sur le chemin de mon bras et a versé son contenu sur mes jambes. Lâchant un cri de douleur qui a retenti dans toute la boutique (et je sais même pas si j'ai fait peur à quelqu'un, snif), j'ai pu, au bout de trois verres d'eau froide versés sur mon pantalon et une verification de l'état de mon délicat épiderme, reprendre mon travail (c'est ça, le professionnalisme) malgré mon habit détrempé (et sans choper un 2è rhume !). Personne n'a posé de question d'ailleurs (pas osé ?).

La seconde fois, je la dois à la saleté de période de fêtes. Car qui dit Noël, dit paquet cadeau. Et qui dit cadeau, dit petit ruban à boucler pour faire plus joli dessus. Et qui dit ruban dit ciseaux. Et quand une elfe approche ses doigts du bout des ciseaux, ça fait des étincelles. Enfin ça fait gicler le sang, bien rouge, bien liquide, qui tache et repeint le lavabo. Heureusement, pour m'éviter de me vider surement et lentement de mon fluide corporel vital, le chef a eu la bonne idée de me donner un pansement. Bon, ça aura suffit pour faire pression sur la plaie et arrêter le flux.

Et je ne parle pas du dos bloqué, du souffle court à courir partout pour satisfaire les clients, la malnutrition au sandwich du midi...

Tout ça pour dire que je ne surivrai peut être pas à mon petit CDD. Alors je lègue toutes mes BD à mon chéri en cas de décès soudain. Puisse-t-il en prendre soin. Quand à moi, je hanterai les librairies et les festivals à jamais, ne trouvant pas le repos.

Adieu, public cruel. J'espère malgré tout pouvoir encore poster de nombreuses notes. Demain, malgré la peur, j'irai au travail, car le devoir n'attend pas.