Angoulême à peine passé, nous voilà de retour sur les routes pour un nouveau festival (bon, juste une heure de route, ça va). Petit appréhension au départ car l'équipe d'organisation est toute neuve.

A quelques jours, une déception : Jean-Claude Fournier annule sa présence. Bon, ce n'est pas grave, ma raison principale d'y aller est mon interview avec l'auteur de la série Papyrus, j'ai nommé Lucien De Gieter. Et puis évidemment tenter de découvrir d'autres oeuvres et personnes. Ca tombe bien, Pépito est annoncé, le seul du trio de L'Atelier que je n'ai pas encore rencontré.

Le samedi nous arrivons tranquillement dans l'après-midi. Le festival est plutôt calme. Ce qui frappe en premier est la présence imposante des bouquinistes. Aïe pour le portefeuille et pour le dos, nous avons fait quelques trouvailles d'occasion, sans parler des achats de bd neuves pour les dédicaces.

Le cadre était agréable, il y avait une sorte de salon avec tables et chaises pour se poser, chaises qui étaient aussi disponibles devant les auteurs. Il est toujours agréable d'être à la même hauteur que la personne avec qui l'on parle, sans avoir besoin de s'accroupir. Une table ronde a eu lieu avec les auteurs présents, mais la sono était réellement mauvaises. Même en face du haut parleur il était difficile de comprendre quelque chose. Les conférenciers eux mêmes ne se comprenaient pas, c'est dire.






Pour manger le dimanche, direction la ville pour faire une longue pause en crêperie entre amoureux. Sinon c'était sandwich pâté ou rillettes sur place. Le choix a été fait. En plus c'était un beau restaurant, le service était impeccable et la bouffe bonne (essentiel).


Côté rencontres, c'est d'abord le barbu que l'on retrouve (enfin c'est lui qui nous a retrouvé), avec son petit frère et un ami. Grâce à lui on a pu rencontrer Cécily, une jeune femme au fort caractère, bien sympa, mais qui a quelques soucis avec les oryctéropes. Bon, je ne connaissais pas ses œuvres avant d'aller à Chalonnes, mais je rattrape ça en prenant « De l'amour filial en général et de mon papa en particulier » car j'y ai retrouvé quelques scènes me rappelant franchement ma propre relation avec mon papounet (hin hin). Et puis il fallait occuper un peu la dame en attendant que d'autres fans en délire ne viennent la harceler.

 


Samedi soir, Pierre Makyo en est presque à s'ennuyer tellement le visiteur vient à manquer. Alors nous allons tous joyeusement le voir. Je lui présente « Exauce-nous », sur lequel il me fait un dessin alors que je m'attendais juste à un mot (il en est le scénariste). Et nous découvrons en plus un homme vraiment agréable, avec qui nous discutons un moment, le temps de son dessin. Seul regret, l'heure de l'interview était venue et je n'ai pu rester pour la dédicace de Francis. Et dimanche la populace a fait son apparition et a tenu la jambe à la star (au nombre impressionnant d'œuvre) toute la journée. Je ne savais pas au départ si nous pourrions l'approcher, du coup ça a été une bonne surprise.

  

Mais ce même jour, j'ai rencontré Pépito. L'homme aux vaches carrées dont j'avais visité l'exposition à St Malo. Et bien en plus de faire des jolies vaches, c'est une personne adorable, un vrai gentil. J'ai un peu vidé son stock en prenant une carte postale de vaches carrées, un exemplaire du bar de la marée (dont des squetches sont postés régulièrement sur L'Atelier) et un exemplaire de L'Hippopotame dans l'O, une jolie histoire pour enfants. Très très belle rencontre qui valait le déplacement à elle seule.








Deux jours, deux dédicaces pour Yoann, un auteur nantais qui a un coup de crayon impressionnant et utilise des couleurs fabuleuses. Nous avons profité de sa présence pour découvrir la série « Donjon » (oui, il n'est jamais trop tard) et enfin acheter « Fennec » sur lequel je lorgnais depuis longtemps. La samedi la rencontre a été expresse, mais le lendemain nous avons pu prendre un peu de temps pour parler. Yoann a sa vision propre sur le monde de la bande dessinée et des festivals et de manière générale il a plein de choses intéressantes à dire. Contact pris pour une future interview peut être. En attendant, j'ai un joli Fennec et Belgarion un Grogro suçotant un lapin.

 


L'auteur du week end, c'était Lucien De Gieter. Autant pour moi que pour les visiteurs d'ailleurs. Ce doit être lui qui a eu le plus de dédicaces à faire en deux jours. Le pauvre n'a pas arrêté. Heureusement j'avais prévu de le rencontrer samedi soir plutôt que dimanche soir pour qu'il soit moins fatigué (à la place il avait froid mais bon...). J'avais déjà pu le rencontrer à Rouans, où j'avais un peu discuté avec lui mais surtout avec sa femme, qui le suit partout. Cette fois nous nous sommes posés dans la cafétéria du festival pour discuter. Comme je l'avais aperçu, c'est un couple très ouvert, ravi de parler, qui s'est prêté au jeu de l'interview de bonne grâce. Le demain matin j'ai su qu'il était content de l'interview. Je suis retourné le voir pour une dédicace ce coup-ci et acheter un des magnifiques croquis d'Egypte qu'il a réalisé lors de ses voyages. J'ai pu vraiment apprécier une rencontre avec quelqu'un qui m'a fait rêver étant petite et dont j'apprécie toujours les œuvres.

 

Bref, c'était un petit festival, mais qui m'a encore beaucoup apporté. Je deviens accrocs à ces moments privilégiés avec les auteurs. Au point que je me retrouve avec des dilemmes. Cette année j'aurais aimé aller au salon du livre de Paris, mais Chinon a son festival le même week end et c'est moins loin / moins cher. La suite en mars !