L'année dernière, la 21ème édition a été pour nous le premier festival où nous sommes allés et auquel nous avons eu des dédicaces. Nous avions rencontré Jean-Marie Michaud (La Saison de la Couloeuvre), Lucien De Gieter (Papyrus) et Georges Abolin (Où le regard ne porte pas). Cette année, les auteurs étaient plus nombreux, malgré quelques absents à déplorer ou certains présents uniquement samedi.

Déjà, petit rappel de la situation : Rouans, c'est tout proche de Nantes, ce qui tombe plutôt bien pour nous. Alors... c'est en Bretagne, c'est ça ? Quoi ? En Pays de la Loire ? Ah bon...




Ce que j'aime dans ce festival, c'est sa convivialité. C'est animé, il y a des petits jeux, du maquillage pour les enfants, des produits bretons, des libraires de neufs et d'occasion, du matériel à dessin, des lectures de contes, une petite exposition... Bref, Rouans est un festival familial, les bouts de choux étaient aussi présents que les adultes, les visiteurs du dimanche se mêlaient aux habitués. A l'extérieur, la restauration rapide et le stand de bonbons embaumaient l'air de senteurs de crêpes ou de sucre, tandis que le bar laissait échapper des vapeurs de café. Petite coquetterie, certains invités avaient une rose sur leur table le dimanche. La qualité de l'accueil était indéniable !





Concours de BD (enfants, ados, adultes)


Mais comme d'habitude, les festivals ne seraient pas ce qu'ils sont sans les rencontres. Rencontres dans les files pour les dédicaces, d'habitués ou de moins habitués. Ça permet de patienter et de partager ses ressentis avec des inconnus ne faisant pas partie du milieu de la BD. Enrichissant, intéressant.

Côté auteur, carton plein pour ceux que nous avons eu la chance d'approcher. Deux interviews étaient prévues, dont une avec un auteur jamais rencontré : Kara. Le bonhomme est bavard, du genre intéressant et intarissable en anecdotes diverses et variées. Nous avons passé un bon moment à échanger avec lui pour finir la première matinée qui n'a été que flânerie avant cette entrevue. Matière à interview donc, je préviendrai de la sortie, des fois que ça intéresse quelqu'un...

(Dernière BD de Kara, sortie en avril, chez tous les bons libraires)


Le midi justement, la salle est plutôt vide. Les auteurs partent en premier, suivis très vite par les visiteurs, affamés. Jusqu'à 14h, seules quelques âmes errent entre les tables. Quelques courageux commencent une file d'attente, tandis qu'ailleurs les sacs ont pris la place de propriétaires partis rejoindre galettes et sandwichs.




Le deuxième auteur interviewé, nous l'avions rencontré à Rennes ; il s'agit de Christophe Babonneau. Très gentil, humble, gêné lorsqu'il doit parler de lui-même, il est vraiment adorable avec tout le monde et se trouvait un peu dépassé par son succès (quelle file, pendant deux jours !). Une interview plus courte mais pas moins intéressante, sur un homme imprégné de l'histoire celte et qui aime à la partager.




Nous avons pu revoir Jean-Marie Michaud, qui se rappelait de nous. Je n'avais malheureusement pas fini de lire le deuxième tome de « La Saison... », donc j'avais moins à dire que d'habitude. Pendant l'attente, j'ai pu discuter avec son voisin : Stéphane Duval (Aëla). Il était en dédicace avec deux compères et il nous a présenté son nouveau projet et nous avons parlé un moment. C'est une personne vraiment super, du coup j'ai bien envie de lire ses BD (enfin surtout sa prochaine, avec Bonifay !).

Meuble nous a permis de rencontrer Morgann, un nantais que nous n'avions pas eu l'occasion d'approcher avant. Grande idée, parce que le bonhomme est super fun, nous avons bien rigolé et discuté. Il ne faut pas oublier sa gentillesse, il a réalisé une belle dédicace pour le Meublinou dont il a voulu connaître l'origine du surnom et le vrai nom. Bref, une rencontre un peu due au hasard, de celles qui font partie des plus belles.




En terme de découverte totale, nous avons acheté le premier tome de la série Yiu. Genre SF avec une tueuse impitoyable (ou pas tant que ça ?), graphiquement époustouflant, au découpage original. Bon moment de lecture suivi d'une rencontre avec le dessinateur ; Nicolas Guénet ; que demander de mieux ? Surtout que lui comme sa femme sont d'une conversation agréable.


Si le samedi j'avais été découragée par la file interminable devant Damien Vanders, j'ai eu l'agréable surprise de le trouver très disponible le lendemain matin. La BD que j'apporte : « Parce que le Paradis n'existe pas », a fait l'unanimité des trois libraires de Story BD, un récit intimiste, un retour sur son soi présent au travers d'un retour dans le passé. Un petit moment de poésie. Damien est à l'image de l'ambiance de sa BD : calme, gentil, intéressant. J'ai apprécié notre échange, car même si je parlais de moi et de mon ressenti, il a paru vraiment intéressé et me posait des questions. Bref, ça allait vraiment dans les deux sens et ce fut un moment vraiment agréable, accompagné d'une très belle dédicace. Merci à lui, il est ma révélation du week end.

 


Voilà un week end, accompagné de soleil en plus, qui redonne la pêche et la foi. Foi en l'Art, foi en mes choix, foi en moi. Ça peut paraître idiot peut être, mais rencontrer toutes ces personnes m'aide à repartir du bon pied après la déprime, pour continuer à chercher ma voie et à travailler pour la rejoindre.

Bravo à l'organisation, merci aux auteurs interviewés et rencontrés, continuez comme ça ! ^^