Il y a des jours, on tombe à genoux en hurlant : "Pourquoiiiiiiiiiiiiiii Seigneuuuuur ? Que n'ai-je donc fait pour te satisfaire (enfin, en ce qui me concerne, j'ai pas dû faire grand chose pour lui) ? Combien d'épreuves devrai-je encore endurer pour prétendre à la rédemption ?" (Rédemption de quoi, mystère, mais bon). Tant qu'on ne sort pas le martinet pour faire pénitence et que personne ne nous voit nous avilir et nous ridiculiser de cette façon (ou qu'on a tué tous ceux qui en ont été témoin), tout baigne.

Comme disait l'autre "il y a des jours tous les jours".

Le gag de l'éditeur

Pour me renseigner sur les métiers, autant aller à la source. Donc pour une partie de ma quête, cela implique aller voir des éditeurs. J'en ai repéré un pas loin de Nantes, un peu moins anecdotique que L'Atalante (qui est une librairie à la base, mais je vais quand même y retourner, mais c'est les copains, ça demande pas trop d'effort encore). Wonderful. En plus ils font des romans ados et ont publié un auteur SF (qui fait aussi du pas SF) que j'ai en vue depuis les Utopiales. C'est un signe.
Je téléphone ce matin (vous ne vous rendez pas compte, mais prendre le téléphone, composer un numéro et ne pas raccrocher avant que ça parle à l'autre bout est déjà une épreuve pénible pour moi, pauvre phobique de l'engin). Je tombe sur une dame, lui explique ma situation. Bon, période chargée (tu m'étonnes, ils enchaînent le Salon de l'Agriculture et le Salon du livre) et ils reçoivent rarement chez eux (ah...). Donc il faudrait que j'aille les voir... au Salon du livre ! Tadam ! Au lieu de faire quelques bornes, je dois m'en taper 450. Logique imparable.
Bon, il se trouve que je me tâte de plus en plus (rien d'érotique là dedans) pour aller au Salon du livre pour avoir tout le matos à discussion sur place. Donc c'est un mini gag. Ça fait sourire et on ne jette pas les tomates quoi.

Le gag du journaliste

En juin dernier, j'avais tenté de joindre un journaliste de OuestFr dont je connaissais le nom et qui travaille dans le milieu qui m'intéresse. Je n'avais pas réussi à avoir par mail. En passant devant les locaux, j'étais entrée pour savoir s'il y avait un numéro de tel pour le joindre. Non, passage obligé par le standard. Mais j'apprend qu'il est en congé maladie pour une durée indéterminée et qu'il vaut mieux contacter sa collègue. Je prends le nom de la collègue en question et j'essaye plus tard de la joindre par mail. Réponse automatique comme quoi elle est en vacances et que c'est encore une autre collègue qui est en charge. Je contacte cette troisième personne, qui me répond et me propose un rendez-vous... le lendemain. Ou la semaine d'après. Oui mais voilà, je n'ai jamais réussi à la joindre pour le lendemain et la semaine d'après je commençais à bosser à la station et je savais que j'allais être sur les rotules au point de ne pouvoir assurer cet entretien. Avortement donc.
Je retente de la joindre la semaine dernière, passant outre ma phobie téléphonique, passant le standard et atterrissant... avec un homme au bout du fil. La dame que je cherche à joindre est sortie, rappeler en fin de journée. En fin de journée j'étais en ville, j'ai raté le coche (et ce coup de fil m'avait beaucoup coûté en énergie). Je tente de rappeler ce matin... La dame est en congés ! Mais bien sûr, suis-je bête. Ça aurait été trop facile. Je demande donc à parler à sa collègue qui la remplace (merde quoi, il est temps que je rencontre quelqu'un, je vais pas encore attendre une semaine pour tenter de joindre quelqu'un qui ne sera pas souvent dispo). Après que le standard se soit rappelé mon existence, j'ai appris que la dame était... en réunion. Bon sang, mais c'est bien sûr !
Je crois que je suis maudite. Ou alors c'est une épreuve supplémentaire. "Pourquoiiiiii Seigneuuuur ? Pourquoiiiii tant de haine à mon encontre ?"
Là je sors les tomates en décomposition et je les offre à l'Eternel pour son humour imparable.

Bon, ben c'est pas tout... faut se remettre de ces deux coups de fil en une matinée (putain, deux quoi !).